Ils vivent ici, ils travaillent ici, ils restent ici !
Vous trouverez ci-dessous la lettre au Président de la République que tous les reponsables des partis de Gauche ont cosignée pour soutenir les travailleurs sans-papiers qui font grève de la faim. A l’aube de la réouverture (enfin !) des négociations, il faut espérer que se mettent en place des critères de régularisation et que les revendications des travailleurs grévistes sans-papiers aboutissent.
A Paris, le 10 juin 2010
A l’attention de
M. Sarkozy, Président de la République
Copie à :
M. Fillon, Premier Ministre
M. Woerth, Ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique
M. Besson, Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire
Monsieur le Président,
En tant que responsables des principaux partis de gauche et écologistes, nous tenons à vous faire part de notre soutien aux 6000 travailleuses et travailleurs sans papiers en grève depuis le 12 octobre 2009.
L’emploi de travailleurs et de travailleuses sans papiers est une réalité économique et sociale en France. Ils sont incontournables dans nombre de secteurs comme le bâtiment, les travaux publics, le nettoyage, la sécurité, la restauration, l’aide à la personne, l’agro-alimentaire, la confection etc., souvent via la sous-traitance ou l’intérim.
Sécurité: l’échec de Sarkozy !
Vous trouverez ci-dessous un article publié sur le site Médiapart émanant du club « Droits, justice et sécurités » composé d’avocats, magistrats, policiers , chercheurs et professeurs de droit. Ils livrent avec pertinence un bilan objectif de l’action du Président Sarkozy en matière de sécurité, relayée jusque dans notre ville par le maire UMP.
« Depuis huit ans, Nicolas Sarkozy répète aux Français qu’il est le seul à vouloir, et à pouvoir, éradiquer la délinquance, présentée comme le fléau n°1 de notre pays.
Aujourd’hui, alors qu’il a été cinq ans ministre de l’intérieur, puis trois ans Président de la République et superministre de l’intérieur, la réalité le rattrape et son discours est condamné à bégayer. Malgré toutes ses proclamations solennelles et martiales, les Français constatent, sur la durée, une dégradation constante de leur situation et un véritable abandon du service public de la sécurité, particulièrement dans les banlieues et les quartiers en difficulté.
Cet échec du «premier flic de France», c’est celui de toutes les chimères qui ont nourri son discours en matière de sécurité. Cet échec, c’est la sanction d’une politique et d’une stratégie fondées sur des idées simplistes… mais fausses !
Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites
Meeting unitaire jeudi 6 mai 2010 à 19h30
La Bellevilloise, 9-21 rue Boyer, 75020 Paris
Avec Jean-Marie Harribey (ATTAC), Willy Pelletier (Fondation Copernic), Huayra Llanque (militante féministe), Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), Annick Coupé (Solidaires), Jean-Baptiste Prévost (UNEF), Anne Féray (FSU), Claire Villiers (FASE), Razzy Hammadi (PS), Marie-Georges Buffet (PCF), Jean-Marie Roux (CGT Finances), Céline Malaisé (Gauche Unitaire), Cécile Duflot (Les Verts), Olivier Besancenot (NPA) et Gérard Filoche (Inspecteur du travail)
Le meeting sera présenté et animé par Edwy Plenel (Président de Médiapart).
Signez la pétition sur
« La plupart » des trafiquants de drogues sont-ils « noirs et arabes » ?
Je vous propose aujourd’hui la lecture utile d’une mise au point très salutaire de Laurent Mucchielli publiée le 26 mars 2010 sur le site de Médiapart.
« La plupart » des trafiquants de drogues sont-ils « noirs et arabes » ?
« Le racisme ordinaire a retrouvé une grande liberté d’expression depuis que le Président de la République et le ministre de l’immigration ont lancé le prétendu « grand débat sur l’identité nationale ». L’affaire qui agite ces derniers jours le microcosme parisien en est une illustration parmi des milliers d’autres. Les propos du chroniqueur Eric Zemmour étonnent peu, on peut aujourd’hui dire et entendre à peu près tout et n’importe quoi à la télévision.
Qu’un haut magistrat comme Philippe Bilger, Avocat général à la cour d’assises de Paris, s’en soit mêlé est déjà plus surprenant ; mais pourquoi pas : il faut défendre la liberté d’expression des fonctionnaires. Le problème est que le contenu de son intervention est assez affligeant.
Qu’attendrait-on d’un tel haut fonctionnaire de la Justice sinon qu’il aide à prendre de la hauteur, qu’il élève le débat ? Or voici qu’il nous dit : 1) il ne sert à rien de regarder les statistiques officielles « dont la finalité presque exclusive est de masquer ce qui crève les yeux et l’esprit », 2) il suffit de voir à quoi ressemble les couloirs du Palais de Justice de Paris pour savoir que les trafiquants de drogues sont effectivement « noirs et arabes » et ainsi confirmer « la justesse de cette intuition ». Deux affirmations bien regrettables.
A propos des sans papiers
Je souhaite vous dire quelques mots aujourd’hui sur la question des « sans papier ». Il s’agit d’une question politique d’une sensibilité extrême car c’est un sujet violent, un sujet qui brûle, un sujet qui touche au cœur et frappe la conscience de chacun d’entre nous.
Je suis très mal à l’aise par cette insupportable politique, par ce flot d’injustice, par cette inhumanité rampante et parfois contagieuse, par cette indifférence assourdissante, par cette honte d’appartenir à un pays dont les dirigeants renvoient par exemple des migrants en Afghanistan.
Avec le Parti de Gauche, je suis pour une régularisation de l’ensemble des sans-papiers actuellement en France qu’ils soient travailleurs ou non travailleurs. Cette position pour être bien comprise doit être mise en perspective pour la défendre dans le cadre d’un projet de société global.
La planète est un patrimoine commun : nul ne choisit le lieu, l’époque, l’environnement économique, social, environnemental et politique de sa naissance. Je considère avant tout les « migrations » comme une richesse, comme une opportunité extraordinaire de faire vivre et de faire évoluer notre identité à travers des échanges sociaux et culturels. Cette alchimie, cette co-construction d’une identité commune, est par nature incompatible avec la clandestinité.
Cet horizon revendiqué et à construire se brise aujourd’hui sur les murs d’égoïsme et d’avidité érigés par les puissants.
Les règles du Commerce International ruinent par exemple des centaines de millions d’agriculteurs ; 1 milliard de personnes souffrent aujourd’hui de la faim dans le monde dont – aberration – près de 800 millions d’agriculteurs ! Les États-Unis, l’Europe, la France, par leur politique agricole interdisent une véritable souveraineté alimentaire et conduisent à ce désastre.
La République en danger !
Au moment où une partie de la droite va commémorer l’anniversaire de la mort du Général de Gaulle, il est de bon ton de s’inquiéter de la défense des libertés publiques et plus particulièrement du respect de la liberté d’expression en Tunisie, en Iran, en Chine, à Cuba ou encore en Birmanie (la liste est malheureusement très longue) et aux dénonciations des abus des régimes en place.
Mais nous ne pouvons pas nous contenter de soutenir ceux qui se battent pour la mise en œuvre de principes démocratiques hors de nos frontières, quand en France, Nicolas Sarkozy mène une politique qui ébranle l’équilibre de notre République. Celle-ci comprend parmi ses principaux fondements la poursuite de l’intérêt général et l’équilibre des pouvoirs, deux composantes fondamentales de notre régime politique, consacrées par nos textes constitutionnels successifs et qui ont motivé l’institution des services publics ainsi que l’indépendance des institutions démocratiques vis à vis du pouvoir exécutif.
Or, sous couvert de vouloir rendre plus efficaces les institutions de l’Etat, semaine après semaine, le gouvernement renforce sa mainmise sur les institutions qui garantissent le bon fonctionnement de notre démocratie et affaibli les services publics.
Entre autoritarisme et « petits arrangements entre amis », on a en effet du mal à retrouver le Président « garant des institutions » que prévoit notre Constitution. Les dernières réformes portées par Nicolas Sarkozy ne font que nous rappeler douloureusement à l’ordre : à la fin de ce mandat nous nous trouverons dans une démocratie amoindrie.
Ce que je pense de « La mauvaise vie » de Frédéric Mitterrand.
Je ne suis pas un moraliste et je considère que chacun doit assumer sa sexualité, sans aucune discrimination…
Pourtant je suis extrêmement choqué par l’attitude de Monsieur Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture de notre République lorsqu’il se porte au secours du cinéaste Roman Polanski, au motif qu’on ne devrait pas le poursuivre pour un viol sur mineure, commis il y a trente ans, parce que c’est un grand artiste. A ce rythme, on va finir par banaliser tous les actes de violence sexuelle qui pourraient être commis pas des personnages « importants« . C’est inacceptable !
Et puis il y a la polémique médiatique qui s’est amplifiée autour de son livre, paru il y a quatre ans, intitulé « la mauvaise vie », au point de faire passer une nouvelle fois au second plan l’actualité sociale.
Je n’admets pas que l’on banalise la pédophilie, dusse-t-elle prendre la forme du tourisme sexuel. C’est l’exploitation sordide de la misère qui a pour conséquence l’exploitation et le martyr d’enfants ou d’adolescents. Et peu m’importe que cela soit présenté comme une oeuvre littéraire ou comme la révélation d’une souffrance, d’une culpabilité ou de la jouissance de celui qui s’y adonne.
A tous ceux qui font semblant de s’offusquer que l’on s’interroge sur le comportement de Frédéric Mitterrand je rappelle d’abord que notre pays est signataire de conventions internationales visant à protéger l’enfance et à réprimer le tourisme sexuel. Etre écrivain ne vous place pas au-dessus de ces conventions, encore moins quand vous êtes désormais Ministre de la République.





