Répondre à la crise écologique et climatique !
À Cancun, du 29 novembre au 10 décembre, l’ONU va tenter de donner un nouveau souffle aux négociations sur le changement climatique, après l’échec cuisant du sommet de Copenhague, dont « l’accord » final, au contenu très limité, n’avait été signé que par 138 pays. Un échec sur le plan des négociations, mais un succès du point de vue des mobilisations : un mouvement international pour la justice climatique et environnementale est né à Copenhague, autour d’un contre-forum et d’une manifestation qui a réuni 50 000 personnes .
Suite à la réussite de ce mouvement, l’appel bolivien pour un sommet des peuples qui a rassemblé plus de 30 000 participants venus du monde entier à Cochabamba en avril 2010, a abouti à un texte qui formule les exigences indispensables à un accord international sur le climat juste, ambitieux et véritablement contraignant. Cette initiative porte des alternatives crédibles au sein du débat onusien, dans la mesure où les propositions de Cochabamba font désormais partie de la négociation et ce, au même niveau que les conclusions de Copenhague.
Le Parti de Gauche, aux côtés de ce mouvement maintient ses revendications pour un accord :
- qui soit contraignant;
- qui reconnaisse la dette climatique des pays du Nord vis-à-vis des pays du Sud;
- qui soit à la hauteur des enjeux : limiter le réchauffement en dessous des 2°C;
- qui s’appuie notamment sur les principes de responsabilités communes mais différenciées;
- qui ne soit pas le paravent d’un capitalisme vert avec son lot de fausses solutions (bio carburants, charbon « propre », nucléaire etc.) et de nouveaux moyens d’asservir les peuples (marché carbone, privatisation des forêts, ingérence etc.).
A propos de l’édito du maire dans le dernier journal municipal
Le dernier journal de propagande municipale distribué début novembre nécessite plusieurs mises au point. Avant d’aborder l’auto-interview du maire sur les finances communales et la tribune des élus municipaux UMP, commençons aujourd’hui par l’éditorial du maire !
A juste titre le maire condamne les violences qui se sont déroulées à Saint Michel sur Orge en marge du mouvement contre la réforme des retraites dans la semaine du 18 au 22 octobre. Ces actes de vandalisme sont inacceptables et desservent la cause qu’ils prétendent servir. Ils sont généralement le fait de casseurs minoritaires (extérieurs au mouvement social) qui tentent d’entraîner des plus jeunes. Ces casseurs, une fois identifiés doivent être arrêtés et confiés à la justice pour être sanctionnés.
Si le maire indique bien que la présence de parents, d’éducateurs, d’animateurs et des forces de police a permis d’éviter des débordements supplémentaires, sa description assez sommaire des violences commises laisse penser que notre ville a été le théâtre d’une véritable guérilla urbaine. Fort heureusement, cela n’a pas été tout à fait le cas et mériterait davantage de précision (et de retenue) pour éviter d’entretenir et d’augmenter un sentiment de peur face à la contestation sociale dans sa très grande majorité pacifique.
Il est d’ailleurs étonnant de constater que le maire n’évoque même pas le contenu de ce mouvement social qualifié de « national », comme s’il ne concernait pas dans leur vie quotidienne les habitants de notre ville qui s’inquiètent eux aussi légitimement pour leur retraite !
Pour la retraite à 60 ans, la mobilisation continue !
Pour la quatrième fois depuis le début du mois de septembre, des millions de Français sont descendus dans la rue pour exprimer leur refus de la soit-disant « réforme » des retraites de messieurs Woerth et Sarkozy.
Le 12 octobre, la mobilisation a encore une fois été au rendez-vous et nous étions plus de 3,5 millions à manifester à travers toute la France. Même le gouvernement a été forcé de reconnaître que le nombre de manifestants était nettement plus important que le 23 septembre dernier.
Les Français sont aujourd’hui en majorité hostiles au projet du gouvernement et sont prêts à se battre jusqu’à l’obtention de son retrait. D’ailleurs, même au sein du ministère de l’intérieur, des voix s’élèvent pour critiquer les chiffres annoncés par la police. A Marseille, le syndicat SGP Police, syndicat majoritaire dans la profession, a dénoncé la direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône qui « s’épuise à dévaloriser le nombre des manifestants alors même que la mobilisation s’amplifie. »
Il ne faut pas s’y tromper : le mouvement ne cesse de grandir. La diversité des cortèges ce 12 octobre l’a démontré. Salariés du public et salariés du privé ont défilé côte à côte. Ils étaient également accompagnés des lycéens et étudiants qui sont de plus en plus nombreux à se mobiliser et leur présence ne peut que renforcer l’élan du mouvement. Dans les cortèges, il était aussi possible de voir des retraités venus défendre les générations plus jeunes. Bref, la question des retraites est un véritable enjeu de société, un enjeu qui nous concerne toutes et tous.
Retraite : une semaine décisive !
OUI, on peut gagner !
Tous à la manifestation
mardi 12 octobre
RV à partir de 13h30
de Montparnasse à Bastille !
Ci-dessous le communiqué de l’intersyndicale
« Les mobilisations et le soutien de la population ont contraint le gouvernement à annoncer hier quelques mesures ciblées et limitées. Dans le même temps, il accélère le processus par un vote anticipé des articles 5 et 6 de la loi portant sur les mesures d’âges.
Ces annonces ne sont pas de nature à modifier le caractère injuste et inefficace de la loi sur les retraites dénoncé par une large majorité des salariés et toutes les organisations syndicales.
Le gouvernement diffuse des contrevérités concernant la pénibilité du travail, le financement de nos retraites, la justice de la réforme, l’amélioration du sort des femmes…
Après avoir refusé le dialogue avec les organisations syndicales, être passé en force à l’Assemblée Nationale, il contraint et précipite le débat au Sénat. Il espère désamorcer le processus de mobilisation qui s’amplifie.
La retraite c’est à 60 ans. On ne cédera pas !
Pour le retrait du projet de loi
sur la réforme des retraites !
Nouvelle manifestation
samedi 2 octobre 2010
A Paris
Rendez-vous à 14h30
Place de la République
Tous ensemble !
Retraite: on peut gagner !
Depuis le début de la mobilisation contre le projet de loi sur les retraites, quelque chose a changé. Après le 24 juin, le succès historique du 7 septembre dernier avec près de 3 millions de manifestants modifie la donne. Désormais nous sommes très nombreux à penser que c’est possible de faire reculer le gouvernement et donc lui infliger, enfin, une défaite.
L’intersyndicale a majoritairement décidé d’une nouvelle journée de grève et de manifestations le 23 septembre. La question n’est pas de savoir si tactiquement cette date répond aux exigences de la situation.
Nous devons au contraire tout faire pour que cette journée soit encore plus forte. Gagner devient possible, si nous disons tous ensemble que cette réforme n’est ni négociable, ni amendable !
La gauche sociale et politique doit réclamer clairement, non pas la réécriture du projet de loi, mais son retrait pur et simple. Car l’enjeu n’est pas que Sarkozy lâche du lest mais qu’il retire son texte et pour cela, toute la gauche ne doit rien lâcher.
La droite est divisée, fragilisée, empêtrée dans les « affaires » qui n’en finissent plus mais elle reste unie pour défendre ce projet de loi injuste. Nous devons montrer une gauche qui s’assume pleinement, qui exige une autre répartition des richesses, qui défend unitairement la retraite à 60 ans, à taux plein, sans allongement de la durée de cotisation.
Pourrait-on retirer à Nicolas Sarkozy la nationalité française ?
Décidemment pas (encore) en vacances le Président !
Englué dans les méandres de l’affaire Bettencourt-Woerth qui résume bien à elle seule les méthodes et la politique d’injustice sociale menées depuis 3 ans, le voici depuis une semaine reprenant les thèses ultra-sécuritaires et xénophobes du Front National !!!
Je vous invite à lire ci-dessous le texte de Philippe Boggio publié sur Slate.fr le 31 juillet.
Retirons à Nicolas Sarkozy la nationalité française.
« Fin de l’égalité absolue devant la loi: le président vient de définir deux catégories de Français. Les Français français. Et les Français d’origine étrangère. Les membres du Conseil Constitutionnel, qui prennent l’habitude de rendre des arrêts courageux, ou au moins assez iconoclastes, vont se frotter les mains. Voilà un cas des plus simples! Si jamais Nicolas Sarkozy s’entête à mettre en pratique ses viriles menaces de Grenoble sur la déchéance de la nationalité française, il y a fort à parier qu’on va se bousculer au bureau des saisines. Professeurs de droit, avocats, partis politiques, citoyens… Le recours au Conseil ne sera plus une opportunité. Mais un devoir civique.
A propos de l’affaire Bettencourt (suite)
La période estivale est peut être plus propice pour la réflexion et la lecture… Et puis comme le feuilleton Woerth-Bettencourt est difficile à suivre (et n’est pas terminé), je vous livre ci-dessous un très long article publié par Edwy Plenel, Président de Médiapart le 26 juillet 2010 sur son site.
Ce texte très dense pose des questions essentielles sur le rôle de la presse dans notre démocratie, le fonctionnement de la justice, la place de l’argent dans la vie politique et le fonctionnement de nos institutions. J’aurai l’occasion de revenir sur ce dernier point notamment qui nécessite de la part de la Gauche une véritable rupture, sans concession !
Pourquoi l’affaire Bettencourt est un révélateur national ?
« L’affaire Bettencourt, devenue l’affaire Woerth et cachant une affaire Sarkozy, est un révélateur de l’état de la France: de ses inégalités et de ses injustices sociales, de ses déséquilibres institutionnels et de ses régressions démocratiques, des abus d’un pouvoir présidentiel sans contrôle. Illustrant l’utilité démocratique d’une presse libre, elle souligne tout ce qui n’est plus supportable et tout ce qui devrait changer, demain. C’est pourquoi elle a, dès nos premières informations du 16 juin suscité cette passion publique qui est au ressort des vitalités républicaines: une haute curiosité, tissée de vertu politique, d’exigence sociale et d’espérance démocratique.
Quand une «affaire» née de révélations journalistique se transforme en feuilleton médiatique, ceux dont elle ébranle les habitudes et les conforts, voire les compromissions, finissent toujours par entonner le refrain des diversions: n’y aurait-il pas des sujets plus importants, plus graves, plus décisifs? Au sommet de l’Etat, la tentation existe même d’organiser et d’exploiter ces diversions, en se saisissant du tout-venant de l’actualité, hier l’insécurité à Grenoble ou Saint-Aignan, aujourd’hui le terrorisme après l’annonce de la mort d’un otage français au Sahel. La parade ne manque pas d’arguments: pendant que les révélations de l’affaire Bettencourt s’égrènent, la planète continue de tourner, avec ses crises, ses menaces et ses misères -- dont Mediapart continue, bien sûr, de rendre compte dans la mesure de ses moyens.
Mais le souci du monde ne saurait être l’alibi de l’aveuglement sur soi. Si l’affaire Bettencourt a, d’emblée, connu un tel impact dans l’opinion publique, c’est parce qu’elle est un révélateur national. Loin de se situer aux marges des grandes questions de l’heure, sociales et démocratiques pour l’essentiel, elle les renouvelle magistralement en mettant à nu des réalités qui dévoilent les impostures et les mensonges d’un tout petit monde oligarchique qui, par la faveur du pouvoir dont il abuse, s’approprie la richesse nationale à l’insu de ce plus grand nombre qui se nomme le peuple. Il y a une exceptionnelle pédagogie politique de l’affaire Bettencourt, et c’est bien pourquoi, en haut lieu, on a voulu et on ne cesse de vouloir l’étouffer afin de la classer sans suite.
Très gros malaise !
Plus de 150 000 € pour un jet privé pour l’ancien secrétaire d’état à la coopération, 12 000 € de cigares pour un autre ex secrétaire d’état, plus de 10 000 € par mois pour une « mission » pour une ancienne ministre qui cumule avec une pension de retraite déjà bien conséquente, un ambitieux secrétaire d’état qui profite d’un voyage officiel à Londre pour récolter des dons auprès de gestionnaires de fonds spéculatifs pour financer son groupusculaire parti politique… (Liste hélas non exhaustive !)
Plus de 30 millions d’euros reversés à Mme Bettencourt au titre du bouclier fiscal, qu’elle restitue en partie (et en petite coupure !) à l’UMP et au fantomatique parti politique de M. Woerth ! Et on apprend que la 3e fortune de France a un taux d’imposition sur ces revenus inférieur à 6% par an (Le Monde 13 juillet 2010) !
Enveloppes, corruptions, collusions, avantages et suspicion… Révélations, démentis, plaintes, mensonges, gardes à vue, rebondissements… L’été va être chaud. La pitoyable intervention télévisée de Sarkozy le 12 juillet n’a rien réglé.
Malgré la crise, il y a de plus en plus de super-riches !
Mais qui peut croire que de telles fortunes peuvent être amassées indépendamment de la complaisance des politiques gouvernementales. Il a bien fallu supprimer les limites à l’enrichissement : libérer la finance, bouleverser les politiques fiscales, assurer par des marchés publics ou des privatisations des « niches » de profits faramineux.
Mobilisation le 24 juin pour défendre le droit à la retraite à 60 ans et pour un partage équitable des richesses !
En 2009, nous avons su faire converger nos forces pour mobiliser ensemble à Saint Michel sur Orge contre le projet de privatisation de La Poste à travers l’organisation de la votation citoyenne. Au niveau national, les organisations signataires se sont rassemblées au sein d’un comité national pour des états généraux du service public en 2010 (http://www.etats-generaux-du-service-public.fr/). Au-delà de la Poste, il s’agit d’organiser la résistance indispensable pour préserver et renforcer tous les services publics : transports, éducation, santé…
Parallèlement, tout en poursuivant ses offensives contre les services publics, le gouvernement s’attaque de nouveau à nos retraites. Au niveau national, la riposte s’organise notamment à partir de l’appel initié par la Fondation Copernic et l’association ATTAC (http://www.exigences-citoyennes-retraites.net/). Celui-ci rassemble déjà plus de 50 000 signatures et des collectifs unitaires se mettent en place dans de nombreux départements et villes.
C’est pourquoi les organisations politiques, syndicales et associatives signataires de ce texte ont décidé de créer à Saint Michel sur Orge un comité local de défense des retraites et des services publics ouvert à tous les habitants de notre ville.
Ce comité local, conçu dans un cadre collectif souple, se donne pour objectifs de contribuer à informer la population sur les données exactes, les enjeux et les propositions alternatives afin d’obtenir notamment le maintien du droit à la retraite à 60 ans et le renforcement des moyens pour assurer des services publics de qualité (santé, éducation, transports, énergies…).





