« La plupart » des trafiquants de drogues sont-ils « noirs et arabes » ?
Je vous propose aujourd’hui la lecture utile d’une mise au point très salutaire de Laurent Mucchielli publiée le 26 mars 2010 sur le site de Médiapart.
« La plupart » des trafiquants de drogues sont-ils « noirs et arabes » ?
« Le racisme ordinaire a retrouvé une grande liberté d’expression depuis que le Président de la République et le ministre de l’immigration ont lancé le prétendu « grand débat sur l’identité nationale ». L’affaire qui agite ces derniers jours le microcosme parisien en est une illustration parmi des milliers d’autres. Les propos du chroniqueur Eric Zemmour étonnent peu, on peut aujourd’hui dire et entendre à peu près tout et n’importe quoi à la télévision.
Qu’un haut magistrat comme Philippe Bilger, Avocat général à la cour d’assises de Paris, s’en soit mêlé est déjà plus surprenant ; mais pourquoi pas : il faut défendre la liberté d’expression des fonctionnaires. Le problème est que le contenu de son intervention est assez affligeant.
Qu’attendrait-on d’un tel haut fonctionnaire de la Justice sinon qu’il aide à prendre de la hauteur, qu’il élève le débat ? Or voici qu’il nous dit : 1) il ne sert à rien de regarder les statistiques officielles « dont la finalité presque exclusive est de masquer ce qui crève les yeux et l’esprit », 2) il suffit de voir à quoi ressemble les couloirs du Palais de Justice de Paris pour savoir que les trafiquants de drogues sont effectivement « noirs et arabes » et ainsi confirmer « la justesse de cette intuition ». Deux affirmations bien regrettables.
Retraites: Idées fausses et vrais enjeux
Vous trouverez-ci-dessous un article complet, concret et passionnant de Martine Bulard, journaliste du Monde Diplomatique sur le dossier des retraites. A lire pour combattre les idées fausses et situer les vrais enjeux !
« Après avoir annoncé que tout serait réglé à la fin juillet, le président Nicolas Sarkozy a décidé que la loi sur les retraites serait prête « début septembre ». En attendant, on essaie d’affoler les foules en présentant des besoins de financement gigantesques (100 milliards d’euros !) sortis de nulle part. Les commentateurs ironisent sur le fait que cinq syndicats proposent une journée d’action le 23 mars qui inclut, outre les retraites, les questions du pouvoir d’achat et de l’emploi. Pourtant l’avenir des retraites dépend de ces deux variables – plus que de l’allongement du temps de travail.
Il est au moins un dirigeant en France pour lequel le droit à la retraite ne se discute pas : M. Henri Proglio. Ayant « cotisé pendant trente-huit ans dans l’entreprise, il est normal de bénéficier d’une retraite », a t-il expliqué pour justifier le million d’euros annuel de retraite chapeau (1) qu’il devrait recevoir à partir de cette année… à soixante ans et demi (il est né le 29 juin 1949). De son coté, Véolia – qui lui versera la coquette somme – précise que « l’ensemble des retraites perçues par Henri Proglio est limité à 50 % de sa rémunération brute au cours des trois derniers exercices » (Les Echos, 4 février 2010). Rappelons que, dans le privé, la loi commune – que M. Nicolas Sarkozy ambitionne d’appliquer à la fonction publique – fixe les pensions sur la base des vingt-cinq meilleures années.
Pendant ce temps-là, on explique au commun des mortels qu’il va falloir travailler plus longtemps pour toucher moins. En Grèce, le gouvernement de M. Georges Papandréou promet de reculer l’âge de départ à la retraite de 63 ans à 65 ans pour séduire les gouvernements de l’Union européenne et « les marchés ». En Allemagne, Mme Angela Merckel parle de départ à… 69 ans. En Espagne, le président José Luis Rodriguez Zapatero a déjà décidé que ce serait à 67 ans au lieu de 65 ans. Argument de poids avancé par le président socialiste : « tout le monde le fait » en Europe. Il est pourtant bien placé pour savoir que les moutons de Panurge finissent mal en général, l’Espagne ayant appliqué « comme tout le monde » les principes des subprimes et de la déréglementation financière avec les dégâts que l’on sait.
Grève du personnel communal (suite)
Je reviens aujourd’hui sur la grève d’une partie du personnel communal de Saint Michel du 15 février, évoquée dans mon précédent billet, pour apporter quelques précisions suite à l’article paru ce jour dans le journal »Le Parisien ».
1/ Sur la participation à la grève:
Qu’une soixantaine d’agents se mettent en grève une journée et défilent à visage découvert dans les rues de la ville constitue déjà un évènement. Tout d’abord, c’est une journée déduite sur la feuille de paie pour des agents qui pour la plupart ont les salaires les plus faibles parmi les employés communaux. D’autre part on imagine aisément les pressions qu’ils ont du subir avant et après. Sincère « coup de chapeau » à ces courageux fonctionnaires.
Cette forte participation démontre également que ce n’est pas un simple « coup de gueule » de quelques « agités, manipulés et minoritaires » comme a pu le dire ou l’écrire le maire ou son directeur de cabinet.
2/ Sur les revendications.
Le maire se polarise sur la « revalorisation » du régime indemnitaire pour les catégories B et C, en oubliant systématiquement d’évoquer les autres revendications.
Rappelons tout d’abord une chronologie et des faits que le maire semble avoir oublié. Quand il déclare que les finances communales ne sont pas extensibles, il oublie de dire que dès septembre 2008, il s’est empressé d’augmenter de 23 % les crédits pour son indemnité et celles de ses adjoints, et de revaloriser considérablement le régime indemnitaire des 5 principaux cadres de la mairie (A titre d’exemple, la prime annuelle du directeur des services techniques a été multipliée par 4 en passant de 5 100 € à 22 500 € !)
Carte scolaire (suite) : Et maintenant le mépris !
Dans mon billet du 2 février sur la carte scolaire, je notais qu’après un premier recul du maire, celui-ci se cabrait. Aujourd’hui, je pense que nous sommes passés dans une phase d’incohérence et de mépris total.
Lors du Conseil municipal du 8 février, le maire a refusé de mettre à l’ordre du jour de la séance le projet de délibération sur la suspension de la carte scolaire, présenté par les deux groupes d’opposition.
Il a vaguement prétexté des délais de transmission qui pourraient remettre en cause la validité de la délibération… tout en excluant pas de pouvoir en discuter lors du prochain Conseil municipal… (fixé au 30 mars !) … et tout en précisant que le redécoupage de la carte adopté le 4 janvier avait bien été transmis à l’Inspection Académique qui travaille sur cette base pour la rentrée 2010 !!!
Il a par ailleurs indiqué que « la situation était réglée pour l’école Jules Ferry » dans la mesure où il « donne satisfaction aux parents des Glaises » (je suppose qu’il parlait des dérogations qu’il s’est effectivement engagé à accorder, mais il maintient donc que cette partie du quartier est désormais rattachée à l’école Lamartine !) et Mlle Rigault a précisé qu’elle allait « poursuivre la concertation » avec toutes les parties intéressées !!!
Désolé, si certaines choses peuvent vous paraître incohérentes, mais c’est a peu près mot pour mot ce que nous avons compris. Le maire a refusé d’aller plus loin dans la discussion.
Vous trouverez ci-dessous l’intégralité du texte qui a été déposé par les deux groupes d’opposition. Elus responsables, nous proposons un méthode pour remettre à plat ce dossier qui doit être traîté de façon globale au service de l’intérêt général.
Bousculade, réalité, contraste… et pluie !
Quelques réflexions ce matin, par un temps pluvieux qui en général engendre plutôt du pessimisme…
Tout d’abord un rappel. Ce blog n’a pas la prétention de couvrir toute l’actualité internationale, nationale ou locale. Si j’ai des réactions « à chaud« , des » coups de coeur » ou des « coups de gueule« , je les exprime en quelques lignes sur Facebook, où vous pouvez rejoindre mon réseau « d‘amis » au sens large !!!
Sur ce blog, j’essaie de prendre davantage de recul, de vous informer de faits, de rendre compte de mon activité d’élu local, d’analyser ou de vous faire partager des réflexions…
Comme toujours l’actualité se bouscule. Difficile de tout traiter ou de réagir sur tout… sachant par ailleurs que la très grande diversité des médias (journaux, télé, radio, internet) est peuplée de très nombreux journalistes ou spécialistes chargés d’informer, de décrypter, d’analyser… même s’il faut être vigilant et trier.
Donc je n’ai vraiment pas envie ici de traiter tout et n’importe quoi. Désolé, mais je n’ai pas envie de perdre mon temps à commenter la « dérobade » de Vincent Peillon, le « rappel à la loi » concernant Julien Dray, les « frasques » de Rachida Dati, le énième épisode des « dérapages » de Georges Frèche ou la suite de la lutte fratricide et obscure que se livrent Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin… Je ne suis pas sûr que tout ceci d’ailleurs contribue à une meilleure compréhension de la situation politique, économique, sociale et culturelle réelle dans notre pays.
Je préfère au contraire traiter les questions « réelles » qui abordent les vrais problèmes de notre vie quotidienne: le chômage qui continue d’augmenter, les salaires mirobolant des grands patrons, le manque de logements, le pouvoir d’achat en berne, notre système de santé qui va très mal (des centaines de suppression d’emplois annoncés à l’APHP ou les résultats consternants de la commission santé du Conseil de l’Europe mettant en cause l’influence des grand groupes pharmaceutiques dans la proclamation d’une alerte pandémique maximale à propos de la grippe A), la traitement honteux de l’immigration (je vous conseille la lecture instructive du dernier n° des collections de l’Histoire, consacré aux « grandes migrations… de Moïse à la mondialisation », chez votre marchand de journaux pour 6,80 €),la « galère des transports en Ile de France, le nouveau plan (scandaleux) de réforme des retraites qui se préparent… pour après les élections régionales, le service public de l’Éducation nationale qu’on attaque de partout, les lois de recentralisation et de mise sous tutelle des collectivités locales pour éponger la dérive financière de l’État en cours de discussion au Parlement… (Liste non exhaustive !!!)
Et puis localement, je vous livre le contraste saisissant vécu hier soir (28 janvier) entre deux réunions:
Sarkozy a fait son show !
Je dois vous l’avouer, je n’ai pas regardé hier soir la prestation du Président Sarkozy sur TF1. Au même moment je travaillais avec quelques camarades pour préparer la réunion publique que nous organisons jeudi 28 janvier à 20h30, salle Berlioz pour présenter aux Saint-Michellois le budget de la ville qui sera voté le 1er février et surtout en débattre concrètement avec eux.
Donc comme je n’ai pas vu cette longue soirée consacrée au Président, je suis mal placé pour vous en dire ce que j’en pense… même si vu le battage médiatique depuis ce matin sur ce qu’il a dit , on peut quand même se faire une petite idée.
Je ne prendrai qu’un seul exemple: « Dans les semaines et les mois qui viennent, vous verrez reculer le chômage » a dit Sarkozy… et ce matin je lis dans la presse que Total qui engrange depuis des années des bénéfices colossaux va annoncer le 1er février la fermeture d’un site à Dunkerque et la suppression de plus de 800 emplois !
Ça commence plutôt mal !
Pour ceux qui veulent se faire une opinion sur cette soirée Sarko, je vous propose (gratuitement) un article publié sur l’excellent site (payant hélas !) Médiapart.
« Un Président en panne sèche à mi-mandat
Nicolas Sarkozy a commencé son show à 20 heures hier soir et quand il l’a terminé, il était plus de 22h15. Tout ce temps, il l’aura passé quasi exclusivement à se justifier. Les titres des journaux sont explicites : « Nicolas Sarkozy défend sa politique » (Le Monde), « Nicolas Sarkozy promet que Proglio se consacrera à 100% à EDF » (Les Echos), « Les Français verront bientôt reculer le chômage » (Le Figaro). Pratiquement aucune annonce digne de ce nom, aucun calendrier susceptible d’indiquer des changements promis.
Voeux: Le maire dérape !
Les vœux du maire se sont donc déroulés le 15 janvier. J’écris volontairement « du maire« , car il s’agit bien en l’occurrence que des vœux du maire, voir accessoirement de sa majorité municipale qui l’entourait sur le podium, même si le carton d’invitation mentionnait institutionnellement « le maire et le Conseil municipal« .
Notons d’abord la faible assistance, même si l’installation (astucieuse) à l’intérieur du gymnase du Cosec donnait un effet de foule en concentrant les gens au delà du grand parquet réservé à l’Harmonie municipale puis aux classes à horaire aménagé musique de l’école Descartes. C’était une bonne initiative cette introduction musicale et chorale de qualité. Encore aurait-il fallu que le maire, ou un de ses adjoints, explicite un peu cette présence et rappelle à l’ordre l’assistance pour écouter. Comme me l’ont fait remarquer des parents « convoqués » pour accompagner leurs enfants, il est assez vexant d’être considéré comme un « décor d’ambiance« , alors qu’il s’agissait d’une vraie prestation culturelle qui a nécessité plusieurs heures de répétition !
Peu de monde donc ce 15 janvier … sachant que plusieurs Saint michellois responsables d’association m’ont dit n’avoir même pas reçu de carton d’invitation, ce qui n’était visiblement pas le cas … de militants UMP des villes voisines !
C’est sans doute ce qui a conduit le maire à se surpasser dans un discours arrogant et agressif.
Le compromis pourris du G20 déguisé en sommet de Copenhague
C’est bien d’un « compromis pourri » qu’il s’agit. Le Sommet de Copenhague, qui aura réuni pendant deux semaines près de 200 pays du monde entier, vu défiler les « grands » dirigeants de la planète, rassemblé près de 100.000 citoyens dans les rues de la capitale Danoise… Tout ça se résume finalement à un accord politique au rabais, une déclaration d’intention scandaleusement vide et à une gifle infligée aux pays du Sud, aux mouvements citoyens et à la planète toute entière.
On espérait encore assister à un sursaut à Copenhague, on récolte pire qu’un échec : une régression honteuse, un déni de concertation multilatérale…
En guise de négociations multilatérales et transparentes de ce Sommet sort un texte rédigé en huis clôt par un petit groupe de moins de 30 pays, menés essentiellement par les États Unis, la Chine, le Brésil et l’Afrique du Sud. Il y aurait donc une concertation à deux vitesses ? Les pays qui comptent et ceux qui n’ont pas voix au chapitre ?! C’est à une mascarade de G20, déguisé en Sommet international, qu’on a assisté. Dont ont en outre été écartées les délégations pourtant dûment accréditées des ONG. Loin des regards on s’entendrait donc mieux entre « grands de ce monde » ?
Les pays industrialisés, au premier rang desquels les États Unis et la France, ont été à la manœuvre pour diviser les pays du Sud, ils se sont une fois de plus montrés prêts à tout pour pouvoir annoncer un accord et continuer à se partager les juteux droits à polluer sur le marché carbone. La demande initiale de financement du groupe Afrique est ainsi curieusement passée par pertes et profits après la rencontre entre Nicolas Sarkozy et le Premier ministre d’Ethiopie Meles Zenawi ; les plus coriaces des négociateurs philippins ont été évincés après la rencontre entre Hillary Clinton et la présidente des Philippines Gloria Arroyo. On est en droit de s’interroger sur ce qui s’est réellement passé dans les coulisses du Bella Center et quelle a été la nature des pressions exercées.
La République en danger !
Au moment où une partie de la droite va commémorer l’anniversaire de la mort du Général de Gaulle, il est de bon ton de s’inquiéter de la défense des libertés publiques et plus particulièrement du respect de la liberté d’expression en Tunisie, en Iran, en Chine, à Cuba ou encore en Birmanie (la liste est malheureusement très longue) et aux dénonciations des abus des régimes en place.
Mais nous ne pouvons pas nous contenter de soutenir ceux qui se battent pour la mise en œuvre de principes démocratiques hors de nos frontières, quand en France, Nicolas Sarkozy mène une politique qui ébranle l’équilibre de notre République. Celle-ci comprend parmi ses principaux fondements la poursuite de l’intérêt général et l’équilibre des pouvoirs, deux composantes fondamentales de notre régime politique, consacrées par nos textes constitutionnels successifs et qui ont motivé l’institution des services publics ainsi que l’indépendance des institutions démocratiques vis à vis du pouvoir exécutif.
Or, sous couvert de vouloir rendre plus efficaces les institutions de l’Etat, semaine après semaine, le gouvernement renforce sa mainmise sur les institutions qui garantissent le bon fonctionnement de notre démocratie et affaibli les services publics.
Entre autoritarisme et « petits arrangements entre amis », on a en effet du mal à retrouver le Président « garant des institutions » que prévoit notre Constitution. Les dernières réformes portées par Nicolas Sarkozy ne font que nous rappeler douloureusement à l’ordre : à la fin de ce mandat nous nous trouverons dans une démocratie amoindrie.
Subventions du Conseil Général pour la ville
Je vous présente ce soir deux courriers de notre groupe d’élus « Saint-Michel-Gauche-Avenir » au Conseil municipal:
* Le premier a été adressé le 18 octobre 2009 au Président du Conseil général de l’Essonne.
Il s’agissait pour nous d’attirer son attention sur la situation particulière de Saint Michel sur Orge, qui bien que ne disposant pas encore des 20% de logements sociaux (18,50 %) dans le cadre des dispositions de la loi de Solidarité et de Renouvellement Urbain, doit pouvoir encore prétendre aux subventions du département au titre de l’Accompagnement aux Porteurs de Projets Urbains d’Investissement (APPUI) et pour les Projets Associatifs et Communaux des Territoires Essonniens (PACTE).
Il semble que notre demande devrait être prise en compte, puisque lors de sa réunion le 19 octobre, le Conseil général a promis de réexaminer la situation de notre ville en intégrant dans le calcul des logements sociaux le patrimoine locatif privé du Bois des Roches.
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* Le second courrier vient d’être adressé au Maire de Saint Michel sur Orge.





