Archives pour la catégorie Décriptage

Emplois fictifs à la mairie de Paris: Non à « l’accord » UMP – Delanoë

Vous trouverez ci-dessous la position que vont défendre lundi 27 septembre au conseil municipal de Paris les deux élus du Parti de Gauche, Danielle Simonnet et Alexis Corbière.

Inutile de préciser que je partage totalement cette position !

« Conseillers de Paris et responsables nationaux du Parti de Gauche (PG), nous voulons que la Ville de Paris reste partie civile lors du procès dit « des emplois fictifs de la Ville de Paris », mettant en cause M. Jacques Chirac.

Tout citoyen doit pouvoir bénéficier des mêmes droits à l’occasion d’un procès. Nul ne doit chercher à s’acharner sur qui que ce soit. La justice républicaine que nous défendons n’est pas la vengeance. Mais, le procès d’un ancien Président de la République n’est pas un procès ordinaire. Ce sera d’ailleurs la première fois, sous la Ve République, que l’un d’entre eux se retrouvera dans cette situation. Ce procès aura une gravité particulière par son caractère exceptionnel, nous en sommes conscients. Il marquera à sa manière l’Histoire de notre pays.

Précisément, observé et attendu par une grande partie de nos concitoyens, et pas seulement les parisiens, ce procès doit aussi être l’occasion de démontrer à la population que la justice est bien égale pour tous. Pour que la justice passe, il est important que les citoyens la voient passer. Il doit être exemplaire et pédagogique, compréhensible par tous, sans quoi cela ne fera qu’approfondir la grave crise morale qui frappe chaque jour un peu plus notre pays.

(Lire la suite…)

Sécurité: La droite n’a pas de leçon à donner !

Pour nous faire oublier les difficultés économiques, l’urgence écologique, la régression sociale sur les retraites et surtout toute la série d’affaires embarrassantes (Bettencourt, Woerth, Karatchi, Clearstream…) le Président Sarkozy a lancé ses troupes dans une surenchère sécuritaire et populiste.

Le climat est lourd, avec aux commandes Brice Hortefeux et aux abonnés absents la ministre de la justice (le secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme a été supprimé !): expulsions de camps roms  que certains même à droite comparent à des rafles, déchéance de la nationalité qui rappelle également la période de Vichy…

Et ce week-end, Christian Estrosi, ministre de l’Industrie et maire de Nice, a violemment apostrophé le maire socialiste de Grenoble, accusé de n’avoir « rien fait pour sécuriser sa commune ». Il réclame même des amendes pour les maires « laxistes » en matière de lutte contre l’insécurité.

Sait-il seulement que son département, dont le conseil général est présidé par son fidèle Eric Ciotti, le Monsieur Sécurité de l’UMP, est l’un des plus violents de France ? En 2008 déjà, si l’on se réfère à un bilan de la criminalité des villes publié par le Figaro en juin 2008, Nice était la 21ème ville la plus violente de France, dans ce palmarès des 400 villes de plus de 20 000 habitants : 11,17 faits de violence pour 1000 habitants. Grenoble était plus bas dans le classement du Figaro : 6,56…La moyenne nationale était à l’époque de 5,93 actes pour 1000 habitants.

(Lire la suite…)

Sondage du Figaro sur la « sécurité »: Les réponses sont déjà dans la formulation des questions !

Le Figaro a publié dans son édition du 6 août les résultats d’un sondage Ifop annonçant que «les annonces de la majorité (Roms, déchéance de nationalité, peines planchers, vidéosurveillance) sont plébiscitées». L’AFP qui a eu la primeur du sondage reprenait cette conclusion dans les mêmes termes: «les principales mesures gouvernementales pour lutter contre l’insécurité apparaissent largement plébiscitées par les Français, recueillant entre 55% et 89% d’opinions favorables selon les propositions (…). Le consensus semble transcender assez largement les tranches d’âge, appartenances sociales ou préférences politiques affichées.»

Cette quasi-unanimité remarquable mérite que l’on questionne le sondage. L’échantillon est correct (1003 personnes), la méthode reconnue (méthode des quotas) et le mode de recueil des réponses (questionnaire «auto-administré» en ligne), s’il évince ceux qui n’ont pas accès à Internet en été, n’est après tout pas beaucoup plus discutable que le sondage téléphonique (dont avait bénéficié le précédent sondage Ifop sur la «sécurité» pour France-Soir)  qui élimine ceux qui ne disposent plus d’une ligne fixe.

Reste la question posée: «Vous savez que le gouvernement a annoncé différentes mesures pour lutter contre l’insécurité. Pour chacune de ces mesures, vous me direz si vous y êtes très favorable, plutôt favorable, plutôt opposé ou très opposé?» Suit la liste des annonces récentes du Président de la République ou de la majorité. Sans que soit jamais questionné l’hypothèse de départ, à savoir que le retrait de la nationalité française ou l’emprisonnement des parents de mineurs délinquants luttaient effectivement contre la déliquance, ou pis, contre l’insécurité, comme perception de cette délinquance ou de simples comportements incivils (le sondage pour France-Soir faisait, lui, la distinction en posant une question sur la délinquance, puis sur la perception de la sécurité). Ou si ces annonces seront jamais applicables ou appliquées.

(Lire la suite…)

A propos de l’affaire Bettencourt (suite)

La période estivale est peut être plus propice pour la réflexion et la lecture… Et puis comme le feuilleton Woerth-Bettencourt est difficile à suivre (et n’est pas terminé), je vous livre ci-dessous un très long article publié par Edwy Plenel, Président de Médiapart le 26 juillet 2010 sur son site.

Ce texte très dense pose des questions essentielles sur le rôle de la presse dans notre démocratie, le fonctionnement de la justice, la place de l’argent dans la vie politique et le fonctionnement de nos institutions. J’aurai l’occasion de revenir sur ce dernier point notamment qui nécessite de la part de la Gauche une véritable rupture, sans concession !

Pourquoi l’affaire Bettencourt est un révélateur national ?

« L’affaire Bettencourt, devenue l’affaire Woerth et cachant une affaire Sarkozy, est un révélateur de l’état de la France: de ses inégalités et de ses injustices sociales, de ses déséquilibres institutionnels et de ses régressions démocratiques, des abus d’un pouvoir présidentiel sans contrôle. Illustrant l’utilité démocratique d’une presse libre, elle souligne tout ce qui n’est plus supportable et tout ce qui devrait changer, demain. C’est pourquoi elle a, dès nos premières informations du 16 juin suscité cette passion publique qui est au ressort des vitalités républicaines: une haute curiosité, tissée de vertu politique, d’exigence sociale et d’espérance démocratique.

Quand une «affaire» née de révélations journalistique se transforme en feuilleton médiatique, ceux dont elle ébranle les habitudes et les conforts, voire les compromissions, finissent toujours par entonner le refrain des diversions: n’y aurait-il pas des sujets plus importants, plus graves, plus décisifs? Au sommet de l’Etat, la tentation existe même d’organiser et d’exploiter ces diversions, en se saisissant du tout-venant de l’actualité, hier l’insécurité à Grenoble ou Saint-Aignan, aujourd’hui le terrorisme après l’annonce de la mort d’un otage français au Sahel. La parade ne manque pas d’arguments: pendant que les révélations de l’affaire Bettencourt s’égrènent, la planète continue de tourner, avec ses crises, ses menaces et ses misères -- dont Mediapart continue, bien sûr, de rendre compte dans la mesure de ses moyens.

Mais le souci du monde ne saurait être l’alibi de l’aveuglement sur soi. Si l’affaire Bettencourt a, d’emblée, connu un tel impact dans l’opinion publique, c’est parce qu’elle est un révélateur national. Loin de se situer aux marges des grandes questions de l’heure, sociales et démocratiques pour l’essentiel, elle les renouvelle magistralement en mettant à nu des réalités qui dévoilent les impostures et les mensonges d’un tout petit monde oligarchique qui, par la faveur du pouvoir dont il abuse, s’approprie la richesse nationale à l’insu de ce plus grand nombre qui se nomme le peuple. Il y a une exceptionnelle pédagogie politique de l’affaire Bettencourt, et c’est bien pourquoi, en haut lieu, on a voulu et on ne cesse de vouloir l’étouffer afin de la classer sans suite.

(Lire la suite…)

Récupérer vos bébés au poste de police !

La réunion du Conseil municipal de Saint Michel sur Orge, enfin convoquée le 28 juin à 20h30, plus de 2 mois et demi après la précédente séance, s’est achevée à 1h25 du matin. Je reviendrai dans les prochains jours sur les différents dossiers abordés au cours de cette réunion marathon qui a vu une nouvelle fois le maire s’énerver à différentes reprises et a laissé nombre de questions posées sans réponse !

Pour commencer, le maire a du accepter de modifier le compte-rendu de la réunion du Conseil municipal du 12 avril. En effet, je lui ai fait remarquer que des propos qui lui étaient attribués explicitement à travers une citation en guillemets ne correspondaient pas aux propos effectivement tenus en séance. Deux phrases avaient été rajoutées sur le Comité des Fêtes et la grève des agents communaux. Le maire particulièrement gêné a fini par bafouiller que les deux phrases étaient dans son discours, mais qu’il avait du « oublier de les prononcer ». Étrange méthode qui laisse planer de sérieux doutes sur l’exactitude des procès-verbaux des Conseils municipaux et leur traduction dans le journal municipal de propagande UMP payé par tous les contribuables !

Mais le plus consternant dans cette séance concerne le nouveau règlement pour le fonctionnement des crèches collectives, familiales et de la halte-garderie. Avec son arrogance désormais coutumière, Mlle Rigault (première adjointe) s’est lancé dans un fastidieux plaidoyer pour nous expliquer, un peu à la manière de Sarkozy, sa « volonté de respecter de façon scrupuleuse les engagements de la ville » ! Relatant une visite de contrôle de la Caisse d’Allocation Familiale, la responsable départementale des jeunes UMP a d’abord dénoncé les fonctionnements antérieurs, pourtant négociés et acceptés par la CAF, puis nous a présenté les principales modifications envisagées dans le règlement des différentes structures petite enfance.

La mesure la plus draconienne précise qu’après « 19h30, si la famille n’est pas venue chercher l’enfant et que l’équipe est sans nouvelle d’elle, l’enfant (de moins de 3 ans) est pris en charge par les services de… police« . Oui vous avez bien lu !

(Lire la suite…)

Les retraites mal traitées

Parmi les nombreuses analyses publiées contre le projet de réforme des retraites, je vous invite à lire ci-dessous celle publiée par le philosophe et écrivain Henri Pena Ruiz, membre du Parti de Gauche dans Le Monde du 25 juin 2010.

« Réalisme ? Non. Mystification et régression. Invoquer seulement l’évolution du rapport entre « actifs » et « passifs » et celle de l’élévation de l’espérance de vie pour élever l’âge légal de départ à la retraite et la durée de cotisation est irrecevable. On prétend le faire au nom de la pure économie.

Mais celle-ci n’existe pas sans dimension sociale. Ainsi, le coût social du chômage ou du surmenage ne figure pas dans les livres de comptes des entreprises. Pourtant, il existe. Le capitalisme fait semblant de l’ignorer. Sous son nom pudique de libéralisme, il promeut une économie irresponsable et assistée en laissant ces coûts à la charge de la collectivité : coûts humains, coûts écologiques, coûts sociaux. En détruisant la retraite à 60 ans, le gouvernement impose une honteuse régression sociale. Pour cela il néglige cinq paramètres majeurs.

Premier paramètre oublié : l’écart entre les espérances de vie selon le niveau social. Depuis que l’âge légal de la retraite a été fixé à 60 ans, en 1981, l’espérance moyenne de vie a progressé de six ans. Mais pas pour tout le monde. Tous les chiffres convergent : entre un ouvrier et un cadre supérieur, l’écart d’espérance de vie s’est accru pour s’élever à sept ans. Sept ans, c’est beaucoup. L’usure liée à une tâche pénible, voire au stress d’une rentabilité obsessionnelle, abrège la vie.

(Lire la suite…)

Réflexions à propos d’un volcan

Il y a sans doute beaucoup à apprendre de la manière dont la société réagit devant l’éruption d’un volcan islandais. L’événement a et occupe encore une place considérable dans les médias. C’est certainement normal !

Rappelons tout de même que cette éruption n’a fait aucun mort. Le ministre Estrosi a osé une lamentable comparaison en déclarant que les travailleurs de la SNCF qui faisaient grève malgré le volcan auraient été capables de faire la grève du déblaiement à Haïti après le séisme. Or le tremblement de terre d’Haïti a fait, lui, au moins 220 000 morts. On dénombre 1,3 million de sans-abris. A comparer aux quelques milliers de sans-vacances cloués dans les aéroports. Pourtant la presse ne parle plus de la catastrophe d’Haïti. Utile piqure de rappel : le traitement médiatique de la réalité n’est jamais objectif. Il exprime une représentation du monde socialement construite dans laquelle les pauvres ne tiennent pas le premier rôle.

Ensuite il est frappant de lire beaucoup d’éditoriaux sur les conséquences de l’éruption qui expriment le sentiment nostalgique qu’un monde est en train de mourir. La « mondialisation est fragile » fait semblant de découvrir Le Monde. Ce sont les mêmes qui avaient expliqué pendant des années qu’elle était aussi incontournable que la course du soleil ! C’est que cette fragilité est devenue incontestable. Le volcan n’y est pas pour grand chose. C’est d’abord l’urgence écologique et le désordre social produit par la domination de la finance qui condamnent l’actuelle mondialisation. Mais ils ne peuvent pas le dire ! En revanche leur spleen peut s’exprimer sans risque sous couvert de catastrophe naturelle.

(Lire la suite…)

Le maire et … son voilier. Point final !

La fréquentation de ce blog a fait un bond depuis la publication de mon précédent billet, pourtant très succinct, mais qui comprenait l’article paru dans le Parisien du 14 avril sur « la balade en mer des maires« . Et parallèlement j’ai reçu un grand nombre de commentaires. Je n’en ai publié qu’une dizaine, les autres étant totalement hors sujet ou parfois injurieux vis à vis du maire ou de moi-même. On peut quand même émettre un point de vue sans s’invectiver !

Je reviens donc sur ce sujet pour une mise au point sur 2 aspects:

1/ Le maire a tout à fait le droit de prendre des vacances et de disposer dans son patrimoine personnel d’un voilier. C’est sa vie privée, elle doit être respectée. Mais dans le cas présent, il semble que c’est lui même qui a décidé de communiquer. Donc à partir du moment où le sujet a été volontairement mis sur la place publique, il est très surprenant d’entendre la « garde rapprochée » du maire se crisper sur les attaques « basses » contre le maire. D’ailleurs, je n’ai vu, entendu ou lu aucune attaque. Plutôt beaucoup de sourires et de l’ironie. Toute proportion mise à part, c’est un peu comme le Président de la République. Il affiche avec arrogance son train de vie, sa vie intime… et puis s’étonne des « clapotis » que cela produit. Bref, la droite décomplexée qui soudain découvre qu’il ne faut peut-être pas tout mélanger et que les gens attendent tout autre chose des responsables politiques.

2/ Quel était exactement l’objectif de cette information donnée à la presse sur cette « balade en mer des maires » prévue en 2011 (et non en 2010 comme annoncé dans mon précédent billet) ?

(Lire la suite…)

Mise au pas de l’opposition ? A vous de juger !

Le jeudi 1er avril, le maire avait inscrit à l’ordre du jour de la commission des finances la modification du règlement intérieur du Conseil municipal de Saint Michel sur Orge *. On aurait pu croire à un poisson d’avril… mais visiblement notre « courtois » maire n’a pas envie de blaguer ! Cet important dossier, certainement vital pour l’avenir de notre ville fera l’objet d’une délibération lundi 12 avril au Conseil municipal. Et comme le maire dispose d’une majorité d’élus très dociles, le résultat est connu d’avance.

Je n’ai pas envie de perdre mon temps dans des polémiques purement stériles. Je n’ai pas été élu pour ça !

Donc, malgré les restrictions que le maire veut apporter au déroulement des réunions du Conseil municipal et à l’expression de l’opposition dans le magazine municipal, je le dit tout net: Pas question de restreindre ma parole, mes critiques ou mes propositions sur la gestion de la commune, les préoccupations des habitants et l’avenir de la ville.

Visiblement le maire a une conception très étroite du débat, de l’échange…

Au contraire, j’ai toujours considéré que les décisions sont bien meilleures et plus faciles à assumer auprès de la population une fois qu’elles ont fait l’objet de larges discussions, à travers l’écoute et la confrontation de réflexions ou de points de vue différents !

(Lire la suite…)

Sarkozy aux USA: L »hypocrisie du discours sur la santé

Je relaie ce matin le communiqué signé par Act Up-Paris et le réseau « ensemble pour une santé solidaire » qu’anime avec beaucoup de détermination Bruno-Pascal Chevalier, bien connu dans le Val d’Orge.

Démantèlement de la Sécu, fermeture des services hospitaliers, franchise médicale… Sarkozy détruit en France ce qu’Obama essaie de construire aux USA. Les « leçons » de Sarkozy aux américains sont d’une hypocrisie obscène !

Communiqué de presse -- 29 mars 2010 -- Act Up-Paris
Nous sommes des personnes séropositives, précaires, homos, trans, prostituées, droguées, étrangères, prisonnières, trans. Nous combattons depuis 8 ans la politique de Sarkozy, sa violence, ses conséquences sur le système de santé, l’accès à nos droits et nos soins.
C’est pourquoi nous dénonçons le discours du président de la République à l’université de Columbia : un discours d’une obscène hypocrisie.
Pour « soutenir » la réforme Obama sur la couverture santé, le président français a choisi la posture du donneur de leçons : s’étonnant qu’un « débat d’une telle violence » sur la gratuité des soins ait lieu aux USA, il assène que « ça ne fait jamais que 50 ans qu’on a résolu le problème » -- celui de l’accès aux soins pour tous.

(Lire la suite…)