Retraite: le combat continue !
COMMUNIQUE COMMUN
CFDT – CFE-CGC – CFTC – CGT – FSU – SOLIDAIRES – UNSA
Les organisations syndicales se félicitent du succès de la mobilisation des salariés du privé, du public et des jeunes le 28 octobre dernier alors que nous étions en pleine période de vacances scolaires et après le vote définitif de la loi sur les retraites au parlement.
La détermination des salariés qui ne faiblit pas depuis des mois, appuyée par l’opinion publique, démontre qu’il y a de nombreuses inquiétudes sociales, un refus de cette réforme des retraites et un profond mécontentement face à un gouvernement qui a choisi le passage en force.
Les organisations syndicales réaffirment leur détermination face à une réforme gouvernementale qui demeure injuste, inefficace, inacceptable et qui ne répond pas aux enjeux actuels. Elles confirment leur appel à une mobilisation massive samedi 6 novembre 2010 partout en France. Le gouvernement porte seul la responsabilité de la situation actuelle. Il doit entendre qu’un véritable débat sur le devenir des retraites reste indispensable.
Les organisations syndicales, comme les salariés, sont attachées au travail intersyndical qui perdure depuis deux ans et aux actions unitaires. Elles décident de poursuivre le travail commun sur l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat et les conditions de travail en actualisant leur déclaration commune du 29 janvier 2009.
A propos de l’édito du maire dans le dernier journal municipal
Le dernier journal de propagande municipale distribué début novembre nécessite plusieurs mises au point. Avant d’aborder l’auto-interview du maire sur les finances communales et la tribune des élus municipaux UMP, commençons aujourd’hui par l’éditorial du maire !
A juste titre le maire condamne les violences qui se sont déroulées à Saint Michel sur Orge en marge du mouvement contre la réforme des retraites dans la semaine du 18 au 22 octobre. Ces actes de vandalisme sont inacceptables et desservent la cause qu’ils prétendent servir. Ils sont généralement le fait de casseurs minoritaires (extérieurs au mouvement social) qui tentent d’entraîner des plus jeunes. Ces casseurs, une fois identifiés doivent être arrêtés et confiés à la justice pour être sanctionnés.
Si le maire indique bien que la présence de parents, d’éducateurs, d’animateurs et des forces de police a permis d’éviter des débordements supplémentaires, sa description assez sommaire des violences commises laisse penser que notre ville a été le théâtre d’une véritable guérilla urbaine. Fort heureusement, cela n’a pas été tout à fait le cas et mériterait davantage de précision (et de retenue) pour éviter d’entretenir et d’augmenter un sentiment de peur face à la contestation sociale dans sa très grande majorité pacifique.
Il est d’ailleurs étonnant de constater que le maire n’évoque même pas le contenu de ce mouvement social qualifié de « national », comme s’il ne concernait pas dans leur vie quotidienne les habitants de notre ville qui s’inquiètent eux aussi légitimement pour leur retraite !





