Note de lecture

« Durant les vingt premières années de ma vie, j’ai grandi dans un monde où le destin des enfants semblait naturellement devoir être plus heureux que celui de leurs parents; au cours des trente suivantes, j’ai vu mourir la promesse d’un monde meilleur. En une génération, la quasi-certitude d’un progrès s’est peu à peu effacée devant l’évidence d’une régression sociale, écologique, morale et politique, la « Grande Régression » qu’il est temps de nommer et de se représenter pour pouvoir la combattre. »
Ainsi commence le troisième opus de la refondation anthropologique du discours politique et économique initiée par l’auteur dans La Dissociété (2006) et dans Le Socialisme néomoderne (2009). Il ne s’agit donc pas d’un énième livre sur la « crise », mais de la poursuite d’un travail ambitieux qui éclaire notre histoire à la lumière de ce que nous enseignent aujourd’hui les sciences de la nature, de l’homme et de la société.
Retraite: Face à la fin de non recevoir de l’Elysée, poursuivons la mobilisation !
Mardi 26 octobre, à l’appel du Front de Gauche, des élus du Parti de Gauche, du Parti Communiste, de la Gauche Unitaire et d’Europe Ecologie se sont rassemblés à midi à proximité de l’Elysée pour demander au Chef de l’État le retrait de la loi sur les retraites.
Une délégation composée de Martine Billard (PG), Pierre Laurent et Marie-George Buffet (PCF), Christian Piquet (GU), Cécile Duflot et Yves Cochet (Europe Ecologie) a été reçue par le directeur de Cabinet de Nicolas Sarkozy.
Ce dernier leur a opposé une fin de non recevoir, confirmant que la loi serait promulguée et refusant toute réouverture des discussions avec les syndicats au prétexte que ces derniers ont affiché leur désaccord avec le projet de loi.
Face à la surdité du gouvernement, les élus Front de Gauche et Europe Ecologie appellent la population à se mobiliser massivement lors des prochaines journées d’action initiées par l’intersyndicale, jeudi 28 octobre et samedi 6 novembre.
Brèves « info » sur la vie locale…
Dans cette note je vous livre quelques réflexions sur le devenir inquiétant du centre commercial, le plantage du marché publicitaire concernant les publications communales et les orientations budgétaires pour le centre communal d’action sociale …
* Le 1er juillet 2009, le maire de Saint Michel inaugurait la boutique de commercialisation du Centre commercial du Bois des Roches. Le journal de propagande municipale vantait alors « le renouveau du centre commercial » confié à la société « Stratégie, sites et commerces ».
Plus d’un an après, cette boutique demeure étrangement fermée, et nous n’avons toujours pas vu l’ombre d’une reprise pour les multiples commerces abandonnés… qui auraient dû déjà retrouvés preneurs à la suite de l’implantation controversée du Mac Do !
Depuis plus de 6 mois, le café Berlioz, propriété de la ville, est lui aussi fermé. Au gré des humeurs du maire une pancarte indiquant « bail à céder » apparaît ou disparaît de la vitrine!
50 000 visiteurs !
J’ai enregistré hier le passage du 50 000 e visiteur sur mon blog.
Depuis le premier billet publié le 28 janvier 2008, vous êtes donc en moyenne un peu plus de 50 par jour à venir « prendre » ici un peu d’info locale et nationale et aussi pour certains à me faire part de vos commentaires…
Je vais essayer dans les prochaines semaines de rendre ce blog plus attractif et plus participatif.
Merci de votre fidélité.
Actualité sociale et vie politique locale
J’aborde dans cette note le contenu de ma journée du 19 octobre :
- L’après-midi, ma participation à Paris à la 6e manifestation contre la réforme des retraites (avec les incidents lamentables qui ont eu lieu dans notre ville),
- et le soir, ma présence à la réunion du comité cantonal organisée par notre conseiller général Jean-Loup Englander.
Plus de 3,5 millions de personnes sont une nouvelle fois descendues dans la rue, clamer leur opposition au projet de loi portant réforme des retraites. En réponse, le gouvernement et l’UMP haussent le ton d’une manière inquiétante et multiplient les provocations. Lors de sa campagne électorale, le Président de la République s’était engagé à ne pas revenir sur la retraite à 60 ans. Il serait raisonnable qu’il s’en souvienne pour reprendre le dialogue et soumettre sa réforme à un référendum plutôt que d’engager un bras de fer avec le mouvement social. Dans ce contexte pesant, je veux ici rappeler pourquoi je considère ce projet inefficace et injuste.
En premier lieu, cette réforme est injuste parce qu’elle pénalise les futurs retraités soumis à une double peine. Ils seraient victimes d’un allongement de la durée de cotisation -- et donc d’un recul de l’âge de départ pour bénéficier d’une retraite à taux plein -- ainsi que d’une baisse absolue du niveau de pension. A dire le vrai, il ne s’agit pas de « sauver les retraites par répartition », comme l’affirment MM. Sarkozy, Fillon et Woerth, mais de nous amener à choisir la retraite par capitalisation, pour ceux qui en ont les moyens. Ceci sans aucune garantie de retrouver son placement, 40 ans après comme nous avons pu le voir avec les fonds de pension victimes de la crise des « subprimes ».
Retraite: On continue le 19 octobre !
Désolé si je lasse un peu, parait-il, en ce moment les lecteurs de droite (il y en a !) de ce blog. Mais l’actualité et l’urgence sociale et civique font que je m’attache à commenter d’abord ce que je vis chaque jour et qui fait le quotidien des jeunes, des salariés, des chômeurs et des retraités…
Ce n’est pas que je « n’ai rien à dire sur la vie locale« , comme veut me l’imposer en commentaire 10 fois par jour un courageux « anonyme« . J’y reviendrai d’ailleurs très bientôt, car des choses, comme on dit, vont semble-t-il bientôt bouger …
Bref, ce samedi 16 octobre, nous étions encore très nombreux à battre le pavé parisien.
Sarkozy joue l’usure, la démoralisation, le pourrissement, l’exaspération. En fin de cortège d’inquiétants groupes circulent tranquillement et organisent des saccages sans aucun rapport même lointains avec l’objet de la manifestation. Ca sent la provocation à plein nez. Auparavant pendant des heures, de nouveau, des milliers de gens ont pacifiquement défilé, avec cette étrange légèreté et même ces sourires joyeux que montrent nos cortèges alors même que pour certains les pertes de salaires s’accumulent.
La manifestation n’était pas encore partie et déjà on apprenait que le ministère de l’intérieur annonçait une participation à la baisse ! Cela fit beaucoup rire autour de moi car maintenant plus rien d’officiel n’est cru parmi nous.
Pour autant, l’ambiance était totalement irréelle, entre tensions, fatigues et sourires, et cette incroyable morgue d’un pouvoir qui veut mater un peuple. Le blocage est total. Sarkozy pense tenir son épreuve de force avec le salariat de notre pays. Il se voit, sans doute, vraiment en Thatcher du 21 ème siècle !
Pour la retraite à 60 ans, la mobilisation continue !
Pour la quatrième fois depuis le début du mois de septembre, des millions de Français sont descendus dans la rue pour exprimer leur refus de la soit-disant « réforme » des retraites de messieurs Woerth et Sarkozy.
Le 12 octobre, la mobilisation a encore une fois été au rendez-vous et nous étions plus de 3,5 millions à manifester à travers toute la France. Même le gouvernement a été forcé de reconnaître que le nombre de manifestants était nettement plus important que le 23 septembre dernier.
Les Français sont aujourd’hui en majorité hostiles au projet du gouvernement et sont prêts à se battre jusqu’à l’obtention de son retrait. D’ailleurs, même au sein du ministère de l’intérieur, des voix s’élèvent pour critiquer les chiffres annoncés par la police. A Marseille, le syndicat SGP Police, syndicat majoritaire dans la profession, a dénoncé la direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône qui « s’épuise à dévaloriser le nombre des manifestants alors même que la mobilisation s’amplifie. »
Il ne faut pas s’y tromper : le mouvement ne cesse de grandir. La diversité des cortèges ce 12 octobre l’a démontré. Salariés du public et salariés du privé ont défilé côte à côte. Ils étaient également accompagnés des lycéens et étudiants qui sont de plus en plus nombreux à se mobiliser et leur présence ne peut que renforcer l’élan du mouvement. Dans les cortèges, il était aussi possible de voir des retraités venus défendre les générations plus jeunes. Bref, la question des retraites est un véritable enjeu de société, un enjeu qui nous concerne toutes et tous.
Retraite : une semaine décisive !
OUI, on peut gagner !
Tous à la manifestation
mardi 12 octobre
RV à partir de 13h30
de Montparnasse à Bastille !
Ci-dessous le communiqué de l’intersyndicale
« Les mobilisations et le soutien de la population ont contraint le gouvernement à annoncer hier quelques mesures ciblées et limitées. Dans le même temps, il accélère le processus par un vote anticipé des articles 5 et 6 de la loi portant sur les mesures d’âges.
Ces annonces ne sont pas de nature à modifier le caractère injuste et inefficace de la loi sur les retraites dénoncé par une large majorité des salariés et toutes les organisations syndicales.
Le gouvernement diffuse des contrevérités concernant la pénibilité du travail, le financement de nos retraites, la justice de la réforme, l’amélioration du sort des femmes…
Après avoir refusé le dialogue avec les organisations syndicales, être passé en force à l’Assemblée Nationale, il contraint et précipite le débat au Sénat. Il espère désamorcer le processus de mobilisation qui s’amplifie.
Conseil municipal du 4 octobre
Les réunions, désormais très espacées, du Conseil municipal (la dernière datait du 28 juin !) donne l’occasion en début de séance de ré-interpeller le maire publiquement sur des dossiers restés en suspens. Mais cette fois encore, nous n’avons eu droit qu’à la promesse de réponses… pour bientôt.
Ainsi, le maire n’a rien à nous dire sur la commercialisation du centre commercial du Bois des Roche après un an mandat confié à la société « Stratégies, sites et commerces » qui occupe une boutique fermée inaugurée le 1er juillet 2009 !
Le maire, vice-président de l’agglomération ne sait rien non plus sur la situation des populations Rroms qui galèrent de commune en commune dans l’agglomération !
Sur le soutien financier nécessaire pour permettre à l’APES (Association Prévention Échec Scolaire) de poursuivre son action, il a promis de nous en dire plus lors du Conseil municipal de novembre !
Quand aux conditions de passation et de résiliation d’un marché pour la collecte de publicités sur les publications municipales, il concède avoir interrompu le marché le 31 août, mais il est incapable de nous préciser le contenu !
La seule réponse précise que nous avons obtenue concerne la mise en place d’un groupe de travail sur le stationnement autour de la gare. La composition de ce groupe sera très restreinte. Ce cher M. Ernoult a une nouvelle fois raillée notre conception de la démocratie participative. Si bien comme d’habitude l’opposition municipale est une nouvelle fois écartée, il n’y a même pas eu la moindre ouverture pour discuter de notre proposition concernant la participation d’un représentant des usagers.
Dix-sept délibérations étaient inscrites à l’ordre du jour. Voici les principaux dossiers évoqués:
Donner à l’école de la République les moyens de sa mission
Chaque année, l’Éducation nationale paie un lourd tribut aux économies budgétaires imposées dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP). Pour 2011, 16 000 postes seront supprimés, se rajoutant aux 70 000 détruits depuis 2002 !
Au démantèlement du service public d’éducation s’ajoute désormais la duplicité et l’hypocrisie du gouvernement, comme en témoignent ces quelques exemples :
- La taille des classes augmentera alors que dans le même temps chacun s’accorde sur la nécessité d’une individualisation des pratiques pédagogiques afin de lutter contre l’échec scolaire.
- Des regroupements d’établissements sont suggérés alors que l’on vante en paroles les établissements à taille humaine afin de lutter contre la violence scolaire.
- Sont évoquées les possibilités de mutualiser certaines options entre différents lycées alors qu’on nous assure vouloir améliorer l’attractivité de tous les lycées par une offre élargie.



