Archive pour 6 octobre, 2009

La Poste: On continue !

62 organisations signataires de l’appel pour La Poste, plus de 10 000 bureaux de vote du 28 septembre au 3 octobre,  2  123 717 votes validés, dont 31 701 (1,51%) « oui » et 2 092 016 « non ».

Une mobilisation soutenue sur tout le territoire national et par toutes les générations : une consultation simple mais réalisée avec sérieux par plus de 30 000 militants, citoyens, bénévoles et élus, de nombreuses consultations organisées spontanément, dans les entreprises, les établissements publics, dans plusieurs milliers de communes de la plus petite à la plus grande…

Déclaration du 5 octobre du Comité national contre la privatisation de La Poste pour un débat public et un référendum sur le service public Postal :
 
« Consultation citoyenne sur l’avenir de La Poste : la privatisation, c’est NON !

Ce qui vient d’avoir lieu avec cette consultation est énorme.
A cette heure, 2 123 717 personnes, résultats comptabilisés et validés pas les comités locaux et départementaux, se sont rendues aux urnes  pour donner leur avis dans une dizaine de milliers de points de vote.
Le résultat du vote est sans appel. Plus de 90 % des électeurs disent NON au changement de statut de La Poste et à l’ouverture de son  capital et donc à sa privatisation.

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Sur le Grand Paris

Le 28 septembre à Evry, l’assemblée départementale a auditionné Christian Blanc, Secrétaire d’Etat chargé du développement de la Région capitale. Cela a été l’occasion pour les Conseillers généraux de l’Essonne de l’interroger sur l’avant projet de loi sur le Grand Paris que prépare le gouvernement.

Vous trouverez ci-dessous l’intervention de mon ami Patrice Finel, conseiller général de Vigneux, au nom du  groupe des élus du Parti de Gauche qu’il préside. Malheureusement le ministre n’a apporté aucune réponse convaincante aux questions posées.

« Etre francilien devient de plus en plus difficile : les logements sociaux manquent, il est difficile de se loger à des prix abordables, les transports collectifs sont saturés ou insuffisants, les services publics diminuent, l’accès à l’emploi se raréfie, les petits artisans et les PME s’orientent vers la province avec la cherté de l’immobilier d’entreprise, l’air est fréquemment pollué,….On pourrait donc penser qu’un coup de pouce financier important de l’État aux collectivités, dans un territoire aussi symbolique, pour remédier à ces difficultés, serait justifié.
Or, l’avant projet de loi sur le Grand Paris ne répond en rien à ces besoins pourtant essentiels. Ce texte a avant tout comme objectif l’accroissement de la compétitivité économique mondiale de ce territoire supposée insuffisante ; pour cela, la loi crée un nouveau réseau de transports reliant les « pôles d’excellence économique » de la zone centrale. Mais les territoires doivent être desservis et non traversés. La loi définit aussi, en dehors même des espaces jouxtant le super-métro, des « contrats de développement urbain » et des « projets territoriaux stratégiques ». qui néglige le fruit d’un élaboration commune, comme l’a été le SDRIF, Et pour réaliser l’ensemble, via notamment une Société du Grand Paris, établissement public national à caractère industriel et commercial, par diverses dispositions dérogatoires au droit commun, on dessaisit les collectivités territoriales de leurs prérogatives en matière d’urbanisme et de transports.
Il s’agit là de mettre l’autoritarisme politique au service du libéralisme.
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