Archive pour juillet, 2009

Le chômage baisse ? Eh bien NON !

Alors que la Président de la République se repose après son petit problème de santé (en fait tout va bien !) les médias ce matin n’en reviennent pas: le nombre des demandeurs d’emplois de catégorie A aurait baissé de 18 600 au mois de juin, selon les chiffres publiés par Pôle Emploi le 27 juillet. Comment peut-on expliqué cela alors que depuis des mois les annonces de plans de licenciement se multiplient !

L’examen détaillé de ces statistiques révèle, qu’en un seul mois, les cessations d’inscriptions par défaut d’actualisation ont augmenté de 33 300 ! Aucune explication n’est donnée à ce phénomène singulier.La stagnation des inscriptions à Pôle Emploi pour fin de CDD ou de missions d’intérim montre que nous sommes maintenant à un stade où la crise affecte les emplois permanents. Or, les salariés qui bénéficient d’un contrat de transition professionnel ou d’une convention de reclassement personnalisée suite à un licenciement économique ne sont pas comptabilisés dans les demandeurs d’emplois, mais reconnus comme stagiaires de la formation professionnelle ! Les chiffres du prochain mois seront d’ailleurs perturbés par cette règle surprenante.

Le gouvernement, il faut lui en donner acte, n’a pas fait de triomphalisme en limitant son commentaire à une «bonne surprise».

Il faut dire que cette annonce de diminution de demandeurs d’emploi en juin intervient après onze mois consécutifs de hausse du nombre d’inscrits en catégorie A. De quoi noter un léger mieux sur le front du chômage à condition de ne pas se pencher trop près sur les chiffres et, en l’espèce, dans les lettres. Catégorie A signifie que les chômeurs relevant de ce régime sont «à la recherche d’un emploi» (sic) et «n’ont pas travaillé dans le mois», dixit le ministère de l’Emploi. Ces infortunés étaient 18.600 de moins fin juin en métropole (-0,7% par rapport à fin mai), soit 2,524 millions de personnes tout de même.

En revanche, si l’on ajoute les chômeurs exerçant une activité réduite, classés eux dans les catégories B et C, le nombre global de chômeurs (c’est-à-dire A+B+C) a augmenté de 9.200 inscrits, pour représenter 3,634 demandeurs d’emploi en métropole, 3,850 millions avec les départements d’outre-mer.

L’emploi à temps partiel (forcément précaire, car dans 95 % des cas non choisi) ne cesse d’augmenter. Fin juin, environ un tiers des inscrits, soit 1,110 million de personnes, exerçait une activité réduite. Ce qui est confirme une double tendance:

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Aubry et Valls

Plusieurs fois interpellé sur le (nouveau) psychodrame qui se joue au PS suite à l’échange de lettres (pas très aimables) entre Martine Aubry et Manuel Valls, je dois avouer mon embarras. Pas sur le fond, mais sur l’aptitude des responsables du PS a occupé les médias avec leurs querelles internes et à n’avoir pas grand chose à dire sur l’actualité économique et sociale, principale préoccupation des français.

Le PS est au plus mal. J’en suis vraiment désolé pour l’image qu’il donne tout d’abord de la Gauche et pour les militants sincères qui y sont restés et que je vois totalement déboussolés. Le mal est très profond et carrément inguérissable dans son fonctionnement actuel. Je ne regrette donc pas de l’avoir quitté car la dérive idéologique et la SFIOisation de l’appareil semble s’accélérer…

Beaucoup me disent, d’accord ça va mal, « mais Aubry a raison de taper du poing sur la table… »

D’accord, il faut restaurer un peu d’autorité et de la cohésion. Mais la Première secrétaire va devoir écrire souvent. A quand les courriers à Rocard, Lang, Lamy (pas celui de Palaiseau, mais de l’OMC), Rebsamen … etc. La liste est longue !

Pour moi, le problème ce n‘est pas tant que Manuel Valls parle.
Le vrai problème, c’est le contenu de ce qu’il dit et le fait que personne au sein du PS soit en capacité de lui répondre sur le fond
.

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Elargissement du Parti de Gauche

Martine Billard, députée de Paris, a annoncé le 8 juillet, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée Nationale, sa décision de quitter le parti des Verts et de co-organiser le Congrès fondateur du Parti de Gauche qui aura lieu en décembre.

N’en déplaise à certains, cette démarche constitue un événement politique majeur et inédit.

Dès le meeting de lancement du Parti de Gauche le 29 novembre 2008, Jean Luc Mélenchon avait appelé les « écolos de gauche » à contribuer au projet du PG en plaçant l’écologie politique au coeur des orientations du Parti de Gauche et en consacrant son tout premier Forum à la planification écologique.

Face aux menaces que fait peser la droite sur la démocratie, la justice sociale et les libertés publiques, face aux urgences écologiques, face à la crise dans laquelle nous plonge le système capitaliste et à l’incapacité de la social-démocratie à y répondre, il faut une nouvelle gauche synthétisant les apports de l’écologie politique, du socialisme et de la république émancipatrice. Dans la crise de civilisation où se trouve l’humanité, la gauche doit se réinventer. Parti creuset, le Parti de Gauche a l’ambition d’être au service de ce dessein.

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Leçons d’Hénin Beaumont

Dimanche 4 juillet, le pire n’a pas eu lieu. A Hénin-Beaumont, la liste du Front National a été battue de 500 voix sur 12 059 votants (62,38 % de participation). S’il convient bien évidemment de se féliciter de cette défaite, chacun doit rester lucide, car il n’y a rien de réjouissant dans le spectacle affligeant qui s’est déroulé dans cette ville.

Il est important d’essayer d’en tirer quelques leçons.

1/ Hénin-Beaumont est un symptôme éclatant de la crise du PS. On est ici dans une des puissantes fédérations socialistes, riches en cartes et en mandats, qui « font » les Premiers secrétaires depuis plusieurs décennies. Pourtant, cette fédération a laissé pourrir la situation depuis des années en laissant faire. Il semblait impossible de mettre de l’ordre dans cette commune sans perturber, par ricochet, un système de « baronnies » et de petits potentats locaux qui structurent tout le département. Ainsi, à moins de 30 km de Lille, la ville de la Première secrétaire actuelle, la gauche et en premier lieu les socialistes, ont montré le pire des visages : corruption, confusion et division. Détail révélateur, jamais Martine Aubry n’est venu sur place durant la campagne pour aider ses camarades.

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Front de Gauche

Déclaration commune du NPA et du Parti de Gauche à l’issue de leur rencontre du 30 juin 2009

La rencontre des délégations du NPA et du Parti de Gauche respectivement conduites par Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon qui a eu lieu le 30 juin au siège de ce dernier a donné lieu à la déclaration commune suivante :

Le NPA et le Parti de Gauche constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale et écologique, dans laquelle la politique des classes dirigeantes a plongé le monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et l’offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés annoncée lors du Congrès de Versailles et dont la volonté de retarder l’âge du départ à la retraite est un élément phare.

Face à cette offensive pour faire payer les frais de la crise aux classes populaires, devant l’urgence de la situation, quelques soient par ailleurs les divergences entre les deux formations, le NPA et le Parti de Gauche souhaitent œuvrer à la préparation d’une contre-offensive du monde du travail pour faire valoir ses exigences au premier rang desquels la garantie d’un emploi, l’augmentation des salaires mais aussi tout refus de recul de l’âge de la retraite.

Sarkozy et la droite se prévalent des résultats des élections européennes pour donner une légitimité leur politique réactionnaire. Pourtant seul un électeur sur dix a donné son suffrage à l’UMP. Il s’agit en réalité moins d’une victoire de la droite que de l’incapacité de la gauche à lui opposer une véritable alternative. En proposant d’accompagner ce système et en se contentant de remèdes homéopathiques qui ne le remettent pas en cause, cette gauche devient du coup inutile aux yeux du plus grand nombre. C’est ce qui explique la crise profonde des partis de la sociale démocratie en Europe. L’abstention massive des classes populaires et des jeunes -- phénomène le plus important de ces élections -- illustre cruellement cette tendance de fond. Cette abstention est certes au rejet de l’actuelle construction libérale et anti démocratique de l’Europe. Mais aussi au fossé de plus en plus grand entre les aspirations populaires et l’offre de la gauche institutionnelle. Dans une situation où la crise va s’aggraver, il y a là un risque majeur. On ne peut que s’inquiéter de la progression de l’extrême droite. Elle prouve qu’elle peut profiter du désespoir des milieux populaires.

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