Conseil municipal du 29 juin
Les conseils municipaux se suivent et se ressemblent. Le maire est toujours aussi tendu. Il n’accepte pas la moindre contradiction, les questions le dérange, les explications (lorsqu’il accepte d’en donner) sont le plus souvent confuses et incomplètes. Et puis, il y a toujours ce mépris à notre encontre, cette arrogance et cette suffisance à vouloir détenir LA VERITE.
Dans cette note, je vous en donne quelques exemples précis et détaillés à la suite du Conseil municipal du 29 juin:
- le 15 mai, notre groupe avait posé par écrit (comme le prévoit le règlement intérieur du Conseil municipal) la question suivante: « Lors du Conseil municipal du 16 février 2009, notre groupe avait demandé que le nouveau plan de financement de l’équipement petite enfance, jusqu’alors dénommé Louise Michel, soit présenté en Conseil municipal, le dernier document qui nous a été communiqué datant du 15 avril 2008, date antérieure à la décision de la nouvelle municipalité de modifier sa destination. Lors de cette réunion du 16 février, le directeur général des services a répondu (p.21/23 du compte-rendu du Conseil municipal) que « les dossiers modifiés de demandes de subventions, en tenant compte des nouveaux éléments transmis par le maître d’œuvre en décembre 2008, ont été adressés aux financeurs. Ils sont actuellement à l’étude dans les différents organismes. » Les travaux de cet équipement étant achevés, l’ouverture ayant été faite ces dernières semaines, nous supposons que les différents financeurs vous ont apporté des réponses… Notre groupe souhaiterait donc avoir communication du plan de financement global actualisé, comprenant également le détail du coût des travaux aux abords de cet équipement ».
La Fête à Gauche
Samedi 27 juin 2009
La Fête à Gauche !
Stade de la Noue Rousseau, rue Arthur Rimbaud (Fontaine de l’Orme)
15h 30: animations pour enfants (jonglage avec balles, massues et anneaux, diabolo, équilibre sur rolla-bolla, monocycle et échasses, jongler et cracher le feu, ateliers…).
17h 30: débat « La croissance est-elle la solution à la crise ? » animé par Thierry Brun, journaliste de la rédaction de Politis avec:
- Jérôme Gleizes, professeur d’économie à Paris 11 et directeur de publication d’Ecorev, Les Verts,
- Christophe Ramaux, professeur d’économie à Paris 1, initiateur de l’appel des économistes à soutenir le Front de Gauche,
- Razzy Hammady, secrétaire national du Parti socialiste, chargé des services publics.
19h: concert avec le groupe « For Blues«
20h 15: apéro et repas chili con carné
Et tout l’après midi, animation, stands associatifs, expositions, buvette…
Bref, une belle journée conviviale à Gauche !
Entrée gratuite
Soutien scolaire en sursis
Je participais hier soir (24 juin) à l’Assemblée générale de l’APES (Association de Prévention contre l’échec scolaire).
Dès le début de la réunion, Mlle Rigault, maire adjointe en charge (notamment) des affaires scolaires demandait la parole pour annoncer dans une explication assez simpliste et brouillonne que la municipalité, « sans réduire les crédits affectés au soutien scolaire (sic) allait renoncer à assurer l’accompagnement individualisé« … Stupeur dans la salle ! Puis elle prétextait, un peu plus tard, une réunion du Conseil communautaire pour s’éclipser …
Rappelons que l’APES a été créée en 1984 à l’issue des Assises locales de l’éducation et de la jeunesse. L’objectif était de mettre en place sur la ville des actions en faveur des familles pour leur apporter un soutien dans le suivi scolaire de leurs enfants. Depuis, l’APES a mis en place chaque année un dispositif de soutien scolaire en direction des enfants du CP à la 3e, sous trois formes:
- le soutien individualisé au domicile de l’enfant selon le souhait des parents et avec l’accord de l’enseignant.
- le soutien individualisé dans l’établissement en complément de l’étude surveillée.
- le soutien collectif organisé dans les quartiers avec les éducateurs spécialisés du CEPFI.
Au 1er janvier 2007, j’étais alors maire adjoint aux affaire scolaires, la ville a repris en charge cette mission d’accompagnement scolaire, car l’APES était confrontée à deux problèmes administratif et fiscal (obligation d’établir des feuilles de paie pour les étudiants chargés de cet accompagnement à domicile et de payer l’URSSAF). Par ailleurs, la ville s’était engagée en 2006 dans le dispositif « réussite éducative » financé par l’État hors temps scolaire. Il s’agissait alors de mettre en cohérence et en complémentarité les deux dispositifs au sein de la Caisse des écoles et de continuer à travailler avec les membres de l’APES qui étaient représentés au sein du Comité directeur de la Caisse des écoles.
Comme vous le savez, les choses ont bien changé:
Bois des Roches en suspens
La municipalité organisait hier soir (23 juin) une réunion publique sur le projet urbain de rénovation du quartier du Bois des Roches. Si l’on retranche les élus et les fonctionnaires municipaux, seulement une vingtaine de personnes étaient présentes. Cette faible participation n’est pas satisfaisante, tant les enjeux pour le quartier et la vie quotidienne des gens sont importants. Mais la municipalité n’a fait aucun effort pour mobiliser la population (pas d’affiche, juste une petite annonce à minima, sans ordre du jour, dans « St Michel ma Ville » distribué il y a 3 semaines)… comme si le maire redoutait le dialogue et les questions des habitants !
D’ailleurs, le maire est une nouvelle fois apparu complètement en retrait et particulièrement transparent lors de cette réunion. La municipalité ne prend décidément pas la mesure des défis importants à relever. Seul Gaston Ernoult, maire adjoint à la politique de la ville porte le dossier avec intelligence et compétence, tout en laissant apparaître un profond désenchantement sur l’absence de volonté politique pour un projet global plus ambitieux pour le quartier. Joseph Delpic, maire adjoint chargé de la voirie, tentant de son côté de colmater les brèches avec pragmatisme.
Donc une réunion assez creuse pour présenter un projet bien fade qui ne fait que reprendre l’essentiel des constats validés par toute une série d’études ces dernières années.
La municipalité confirme ainsi qu’elle tire un trait sur la possibilité de labellisation par l’Agence Nationale de Renouvellement Urbain pour un vrai programme de rénovation urbaine et sociale du quartier au service de l’intérêt général et pour les habitants. C’est donc un catalogue de mesures et d’annonces, sans cohérence d’ensemble et pour l’instant sans financement qui a été présenté. Le tout se décline en 4 parties que je vous résume ci-dessous :
N…. le petit !
A toutes celles et tous ceux que la cérémonie à 400 000 euros de Nicolas Sarkozy cet après-midi à Versailles a profondément choqué, je leur adresse ces quelques lignes extraites du pamphlet de Victor Hugo « Napoléon le Petit » à l’encontre de Louis-Napoléon Bonaparte dit Napoléon III.
Toute ressemblance avec un chef d’Etat contemporain serait fortuite…
« Il est temps que la conscience humaine se réveille…A l’heure qu’il est que tous ceux qui portent une robe, une écharpe ou un uniforme, que tous ceux qui servent cet homme le sachent, s’ils se croient les agents d’un pouvoir, qu’ils se détrompent. Ils sont les camarades d’un pirate… Et que tous ceux qui, propriétaires, serrent la main d’un magistrat ; banquiers, fêtent un général ; paysans, saluent un gendarme ; que tous ceux qui ne s’éloignent pas de l’hôtel où est le ministre, de la maison où est le préfet, comme d’un lazaret ; que tous ceux qui, simples citoyens, non fonctionnaires, vont aux bals et aux banquets de Louis Bonaparte et ne voient pas que le drapeau noir est sur l’Elysée, que tous ceux-là sachent également, ce genre d’opprobre est contagieux ; s’ils échappent à la complicité matérielle, ils n’échappent pas à la complicité morale…
Inauguration manquée
Depuis 6 mois, dans chaque numéro du magazine municipal on nous vante la Maison de l’enfance Joséphine Baker, vous savez le bâtiment enfin construit à la place de l’ancienne école maternelle Louise Michel … qui a brûlé en novembre 2003.
Ce soir, je pensais donc pouvoir enfin visiter cet équipement puisque le journal municipal nous invitait à l’inauguration ce 17 juin à 19h.
Je devais y représenter les élus de mon groupe avec ma collègue Bogoul M’Baye. Arrivé sur les lieux à l’heure « pile », je suis d’abord saisit d’un doute. Tout semble désert, pas de voiture dans la rue, pas le moindre attroupement. J’hésite, je regarde mon agenda (c’est bien le 17, car demain il y a la commémoration de l’appel du Général !), je regarde ma montre (elle fonctionne, il est bien 19 heures). J’appelle ma collègue, qui un peu en retard après son travail, s’apprettait à me rejoindre. Elle a les mêmes informations que moi.
Mais où sont donc les habitants du quartier qui attendent cette reconstruction (même controversée) depuis longtemps, où sont les parents des bambins qui ont ou qui attendent une place en crèche, où sont les parents des enfants qui rêvaient de fréquenter cette école et qui désormais seront scolarisés (dans des conditions semblet-il encore très floues) l’année prochaine à Descartes ou à Jules Verne, où sont donc les représentants des financeurs (Le conseiller général, la Caisse d’allocation familiale …), où sont les autres élus, le maire et les photographes (très importants les photographes pour monsieur le maire) ?
Eh bien non, il n’y a vraiment personne. L’équipement est fermé. Je m’avance quand même et je découvre une petite affiche sur la vitre.
Dysfonctionnement municipal
Vous trouverez ci-dessous le courriel que j’ai adressé au maire le 12 juin. Ni scoop, ni polémique inutile, simplement un nouveau rappel sur la manière dont est traitée l’opposition.
Bien évidemment, le maire m’a de nouveau indiqué qu’il n’y était pour rien. Ce serait du à l’archaïsme du fonctionnement de l’administration municipale et releverait des multiples dysfonctionnements qu’il a constaté. Désolé, mais sous le précédent mandat, lorsque le maire était dans l’opposition, il était invité à tout… mais s’il ne participait beaucoup !
Je sais que ces petits détails, n’ont que peu d’importance par rapport à la vie quotidienne des Saint-Michellois et aux nombreux défis que doit relever notre ville pour sortir du déclin. Mais ces petits détails sont aussi une illustration d’un certain cynisme sur la forme. Et parfois dans cette ville, le fond rejoint la forme … Nous aurons l’occasion d’y revenir très prochainement.
Monsieur le maire,
J’ai pris connaissance ce soir dans mon courrier reçu aujourd’hui (posté par la mairie le 11 juin) d’une invitation pour la cérémonie de clôture des clubs « musique » dans le cadre du dispositif réussite éducative qui se tiendra demain samedi 13 juin à 15 heures. Retenu par d’autres engagements familiaux je ne pourrai y assister et je regrette une nouvelle fois de recevoir l’invitation au dernier moment.
Après le vote du 7 juin
Je vous propose de lire ci-dessous les commentaires (publiés sur son blog) de mon ami Jean-Luc Mélenchon, porte-parole du Parti de Gauche, élu dimanche député européen dans la circonscription du sud-ouest.
« Il y a un vertige de la page blanche un lendemain d’élection. En témoigne ce retour à mon clavier deux jours après un événement aussi considérable que cette élection européenne du 7 juin. S’ajoute à tout ce que l’on devine qui peut bloquer la plume, ce fait, dorénavant, que je ne peux substituer ma parole purement personnelle à celle nécessairement plus lente, parce qu’elle s’élabore collectivement, du Parti de Gauche dont je suis le porte parole. Ce qui suit n’est donc rien d’autre que quelques éclairages. L’analyse globale viendra, dès que nous aurons fini d’en convenir ensemble, cette fin de semaine. Je commence par quelque chose de personnel. Je suis élu député des 18 départements du grand sud ouest de la France au parlement européen. C’est peu de dire que j’en ressens une immense et existentielle gratitude et fierté. D’autant que je sais à quel point c’est à un spectaculaire effort de mobilisation militante que ce résultat est du. Un effort dont je n’oublie jamais qu’il ne se faisait pas pour une personne. Mais pour une cause. Si bien qu’au moment où je suis chargé d’en assurer la représentation, le mandat ainsi acquis me fait devoir d’une façon spécialement impérative. J’en viens à mes éclairages. Et d’abord à propos du coût du refus par le NPA de l’alliance dans le Front de Gauche.
Européennes : analyses (suite)
Comme convenu, je vous livre quelques réflexions complémentaires sur les résultats des élections européennes, auxquelles j’ajoute un texte d’André Bellon, ancien député, sur l’abstention ainsi qu’une contribution du courant « Convergence et alternative » au sein du Nouveau Parti Anticapitaliste.
Tout ceci mérite réflexions et débats pour l’action au sein de la Gauche.
Les Français ont voté le 7 juin en tout petit nombre. C’était annoncé, mais nous ne pouvons pas nous y résigner, car c’est une nouvelle fois le signe d’une crise majeure de notre démocratie. Au terme d’une campagne au cours de laquelle les partis qui cogèrent l’Union européenne se sont bien gardés de présenter leur bilan, l’électorat populaire (de plus en plus touché et désespéré par la crise économique) s’est massivement abstenu.
Ce n’est pas comme le disent la plupart des commentateurs que le peuple ne « s’intéresse pas à l’Europe ». La mobilisation extraordinaire lors du référendum de 2005 prouve le contraire. Mais à force de s’asseoir sur le vote populaire, les dirigeants européens ont nourri l’abstention. C’est d’ailleurs un phénomène européen, la responsabilité en est donc européenne. Deux ans après la présidentielle, la droite est majoritaire dans les urnes. Il faut le regarder en face. C’est un dur constat pour la gauche incapable d’inverser le rapport de forces politique malgré l’impuissance du gouvernement à apporter des réponses efficaces à la crise.
C’est d’abord l’échec du Parti socialiste qui réalise un de ses plus mauvais scores aux européennes, faisant fuir ses électeurs vers d’autres listes, alors que le contexte politique lui semblait favorable. Cette déroute se constate partout en Europe. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Partout l’alignement sur la ligne « démocrate » du Parti des Socialistes Européen condamne la gauche. Ce n’est donc pas une simple question de personnes puisque la défaite des sociaux-démocrates est générale en Europe. Ce n’est pas non plus simplement un problème d’unité derrière les sociaux-démocrates comme on l’entend souvent. En Italie, pays des primaires, la déroute est également au rendez-vous. En Grande-Bretagne, pays du « parti unique à gauche », le Labour, l’effondrement est historique. C’est donc un problème d’orientation politique qui est posé à la social-démocratie en Europe et au Parti socialiste en France. Il est grand temps que le PS renonce à son orientation de cogestion du Parlement européen avec la droite au sein du groupe du PSE ?
Elections européennes
Les résultats des principales listes à Saint Michel sur Orge
Inscrits: 12 672
Votants: 5 383 (42,48%)
Abstention: 7 289 (57,52%)
Blancs et nuls: 146
Exprimés: 5237
UMP (Barnier): 1 305 (24,92%)
Europe-Ecologie : 1 122 (21,42%)
Parti socialiste : 734 (14,02%)
Front de Gauche : 442 (8,44%)
Modem : 401 (7,66%)
Front National : 266 (5,08%)
NPA : 253 (4,83%)
Alliance écologiste indépendante : 213 (4,07%)
de Villiers : 166 (3,17%)
Gaullistes (Dupont-Aignan): 124 (2,37%)
La terre sinon rien : 60 (1,15%)
Antisionistes: 52 (0,99%)
Lutte ouvrière : 43 ( 0,82%)
Mes premiers commentaires:
On retrouve à Saint-Michel les mêmes tendances qu’au niveau européen et national.
Le record d’abstention (54,31%, aux européennes de 1989) est battu. Triste constat d’un désintérêt citoyen. Près de 58 % des Saint-Michellois n’ont pas éprouvé le besoin de venir voter. Un seul bureau avec une majorité de votants (51,86% à P. Picasso) et seulement 29,83 % de participation au bureau n° 10 Descartes. Dans ce contexte, les rapports de force entre les organisations politiques doivent être analysés avec beaucoup de précaution.



