Archive pour avril, 2009

Actifs et constructifs

Vous trouverez ci-dessous le texte de la prochaine tribune de notre groupe au Conseil municipal qui doit être publié dans le numéro de « Saint-Michel-ma Ville » du mois de mai.

Bonne lecture…

« Dans sa tribune du mois d’avril la majorité municipale s’en prend laborieusement à notre groupe, sans doute coupable de tenir le rôle actif et constructif d’une opposition responsable et cohérente. N’en déplaise au maire, nous considérons qu’une démocratie fonctionne mieux s’il existe une opposition, des associations indépendantes, des lieux d’expressions, de concertation et de dialogue ouverts à tous les citoyens, avec des informations complètes et fiables, de la transparence dans les prises de décision.

La loi électorale donne à la droite la majorité absolue pour diriger la ville avec 35% des voix. Il est tout aussi légitime que nous réclamions, pour les 31% des électeurs que nous représentons, de pouvoir siéger à l’Agglomération et au Comité directeur de la Caisse des écoles !

Nous continuerons à participer aux commissions, à poser des questions, à demander les documents nécessaires pour alimenter notre réflexion, à faire des propositions et à voter en cohérence avec ce que nous avons défendu lors du précédent mandat et dans notre programme.

Nous continuerons aussi à tenir des permanences, organiser des réunions publiques et informer la population à travers notamment la lettre électronique « Info-Flash » que nous adressons à tous ceux qui en font la demande: (il vous suffit d’adresser un courriel à elusgaucheavenir@laposte.net )

(Lire la suite…)

Mobilisation pour le 1er mai

Vous trouverez ci-dessous l’appel signé par 12 partis politiques de Gauche en soutien à l’unité d’action décidée par les organisations syndicales pour faire du 1er mai une grande journée de convergence des luttes sociales et de protestation contre la politique du gouvernement de Nicolas Sarkozy et du MEDEF.

Rendez-vous ce vendredi 1er mai à Paris. La manifestation partira à 14h30 de la place Denfert-Rochereau pour rejoindre Bastille par le bd St Michel, la rue de Rivoli et le bd St Antoine.

Pour un grand 1er mai de convergence des luttes -- Appel unitaire des partis de Gauche

Après les mobilisations des 29 janvier et 19 mars, c’est un 1er mai exceptionnel qui se prépare dans toute la France. Pour la première fois depuis longtemps, en effet, toutes les organisations syndicales y appellent ensemble et prévoient plus de manifestations qu’il n’y en a eu le 19 mars. Cela fait maintenant plusieurs mois que la colère sociale grandit dans le pays, multipliant les actions les plus diverses. La défense de l’emploi et le refus des licenciements sont à l’origine de conflits de plus en plus nombreux.  Des secteurs comme l’université et l’éducation, la santé ou la Poste sont mobilisés depuis des mois. D’autres comme EDF-GDF intensifient leurs actions. Le 1er Mai peut constituer une étape supplémentaire dans la convergence et la généralisation de mobilisations sociales  dont le mouvement des Antilles, notamment, a montré l’efficacité.  

(Lire la suite…)

Sécurité

Visiblement très mal à l’aise sur les questions économiques et sociales avec une liste de plus en plus longue de promesses non tenues depuis 2 ans sur le sauvetage de milliers d’emplois sur de nombreux sites industriels, Nicolas Sarkozy repart en campagne (à l’approche des élections européennes du 7 juin) sur son thème préféré de la sécurité.

Eh bien parlons sécurité justement !

Nous voici presque jour pour jour à sept ans après le 21 avril 2002. Souvenez-vous, Chirac -- Le Pen au 2e tour de la Présidentielle, après notamment les mensonges d’une campagne fondée sur l’intoxication et le détournement des faits et des chiffres portant sur un prétendu laxisme de la Gauche au pouvoir. Depuis 2002, Nicolas Sarkozy est le principal responsable de la sécurité des Français: 4 ans comme Ministre de l’Intérieur et depuis 2 ans comme Président de la République. Depuis 7 ans, nous assistons à une instrumentalisation médiatique maximale des questions de sécurité. L’annonce de nouvelles mesures (législation contre les « bandes » en ce moment) sonne comme un grave aveu d’échec et la reconnaissance que les résultats ne sont pas rendez-vous. Selon les propres chiffres du ministère de l’Intérieur, les atteintes aux personnes ont augmenté de plus de 22% depuis 2002. Sur la seule année 2008, les vols à main armée ont progressé de 17% et les braquages des commerces de proximité de 29%.

En matière de sécurité, Nicolas Sarkozy s’agite beaucoup, mais ses réformes sont inefficaces. Depuis 2002, il a fait voter 23 nouvelles lois pour alourdir les sanctions. Le bilan est limpide: la multiplication des lois n’a jamais fait diminuer la délinquance.

(Lire la suite…)

Croissance… décroissance …

Alors qu’une partie de l’actualité politique semble se résumer (au niveau des médias et des dirigeants des »grands partis politiques », car je pense sincèrement que la grande majorité de la population à d’autres soucis ou préoccupations en tête) sur les propos réels ou supposés de Nicolas Sarkozy concernant les capacités intellectuelles du Premier ministre espagnol et sur la légitimité de Ségolène Royal pour s’excuser auprès de ce dernier, je vous propose un sujet de réflexion autrement plus important, c’est à dire de la vraie politique au niveau des idées !

Je vous invite donc à lire ci-dessous l’interview donné par mon ami Jean-Luc Mélenchon, co-fondateur du Parti de Gauche, au mensuel des objecteurs de croissance, « La décroissance » (n° 58, avril 2009 -- www.ladecroissance.net )

1) Que pensez-vous des idées de la décroissance et d’antiproductivisme ?

Je n’ai jamais cru que la croissance du PIB était une mesure neutre. Dans les années 1970 cet indicateur faisait déjà l’objet de rudes critiques pour son indifférence au contenu social de la production et de l’échange. Plus tard, je crois avoir vite compris qu’il n’était guère  pertinent non plus  pour mesurer le degré de développement humain. Dès 1991, dans mon livre «A la conquête du Chaos» je propose que l’action gouvernementale soit pilotée sur la base de l’indicateur de développement humain que le PNUD venait de mettre au point, en intégrant les objectifs du «développement durable», sur la base d’une lecture du rapport de madame Brundtland que j’avais faite dans une édition canadienne ! Ces concepts furent introduits dans le texte de congrès de la «gauche socialiste» que j’avais rédigé pour le congrès de Bordeaux du PS en 1992. Au conseil général de l’Essonne j’ai ainsi rendu majoritaire un temps l’idée de bâtir les politiques sectorielles à partir d’un indicateur de ce type.

(Lire la suite…)

Front de Gauche pour changer d’Europe

Les élections européennes vont se dérouler dans un contexte de crise historique du capitalisme. Celle-ci se traduit par de graves menaces pour nos concitoyennes et nos concitoyens et pour la planète : chômage grandissant, aggravation des inégalités Femmes/Hommes, difficultés financières pour des millions d’entre nous, démantèlement des services publics, crise d’importants secteurs industriels, dérèglement climatique, mise en cause des milieux naturels et des écosystèmes, recul des libertés publiques et de la démocratie, atteintes à l’indépendance des médias et de la justice, criminalisation des luttes sociales et dérive sécuritaire…Dans un tel contexte, les tentations autoritaires et les extrêmes droites peuvent à tout moment resurgir, les risques de guerre renaître.

Tous ces dangers sont le résultat d’une déréglementation généralisée menée sous la pression des firmes multinationales et de choix politiques qui placent la rentabilité financière des capitaux et la concurrence au dessus de toute considération humaine. Une véritable dictature de l’actionnariat et une mondialisation capitaliste-libérale ont abouti à la multiplication des délocalisations et à la compression des salaires. Cette dérégulation, principalement portée par les Etats-Unis, a été accompagnée par des interventions militaires à l’étranger, comme en Irak et au Moyen-Orient. Multidimensionnelle, la crise est celle de tout un modèle de développement, source d’inégalités monstrueuses, de gaspillages incommensurables des ressources de la planète, de tensions et de conflits dans le monde. Elle est le résultat d’une logique capitaliste qui déconnecte toujours plus la sphère financière de la production créatrice de valeur sociale,  qui prône le productivisme au mépris de l’environnement, qui étend la marchandisation et le consumérisme au mépris de l’humain et de l’intérêt général.

(Lire la suite…)

Reculade sur le logo

logovillesmo1.pngSouvenez-vous de la couverture flamboyante du numéro de février de « Saint-Michel-ma-Ville ». Dans la continuité du discours du maire aux voeux 2009, l’accent était mis sur le grand changement de l’année voulu par la municipalité: Le logo !

L’idée de la droite est simple : Il faut a tout prix « afficher » une rupture après 37 ans de municipalité de Gauche. Comme cette rupture a bien du mal à se traduire dans les faits sur le terrain de l’action municipale concrète, il faut donc absolument montrer que les choses changent. Alors le logo de la ville est un symbole qu’il faut absolument modifier pour montrer que la nouvelle municipalité est bien dans l’action… que « la ville change« !

M. Zunino, très mal conseillé sur ce coup là, ignore trois choses pourtant assez évidentes:

1/ Le logo actuel de la ville n’est ni de droite, ni de gauche. Il fait tout simplement consensus parce qu’il s’est imposé comme une représentation équilibrée de la diversité de notre territoire. Il est bien identifié par les habitants et de nombreuses associations qui l’ont même décliné pour leur propre logo.

2/ Au moment où le maire décide d’augmenter les impôts, les Saint-Michellois dans leur immense majorité considère que la municipalité devrait vraiment s’occuper d’autre chose, que le changement de logo aura forcément un coût et qu’il y a sans doute des choses plus urgentes à faire dans la ville et pour ses habitants.

3/ Les trois projets proposés au vote des habitants ne sont vraiment pas attractifs (je pèse mes mots !). Pour imposer un tel changement il faut vraiment présenter une idée originale qui offre un vrai plus par rapport au précédent. Conçus en quasi secret, présentés dans la précipitation sans la moindre concertation ou réflexion préalable au sein des services municipaux ou auprès des élus, les 3 projets ont fait un flop monumental…

(Lire la suite…)

Impôts locaux – suite

Je suis surpris par l’ampleur qu’a prise la pétition lancée par « Saint-Michel-Gauche-Avenir » contre l’augmentation des impôts locaux et pour le maintien des 5 postes aux services municipaux  »Ville propre » et bâtiment. Au delà  des 751 pétitions que nous avons remises au maire avant le Conseil municipal du 30 mars (nous en avons reçu depuis encore près d’une vingtaine), cette question suscite de nombreuses conversations en ville, au point visiblement d’excéder encore plus le maire !

D’ailleurs il est obligé d’y consacrer la quasi totalité de son éditorial du numéro d’avril de « St Michel ma Ville » en cours de distribution. Cet éditorial est très laborieux dans la mesure où les arguments avancés se fracassent sur la réalité des faits.

Je dois donc une nouvelle fois y répondre simplement en reprenant ce que nous avons dit depuis 2 mois sur ce dossier lors des 3 séances du Conseil municipal et ce que nous avons notamment rappelé dans la pétition.

1/ Le niveau d’investissement.

Notre groupe a toujours dit son plein accord sur le niveau d’investissement à 4 M€. A la différence de M. Zunino, nous n’avons pas changé sur ce point d’un mandat à l’autre. Rappelons qu’avec ses amis il refusait quasi-sytématiquement les investissements proposés et maintenant il s’insurge sur les retards pris pour l’entretien de la voirie et des bâtiments !

(Lire la suite…)