Hausse des impôts locaux confirmée !
J’écris cette note à l’issue de la réunion du Conseil municipal du 30 mars. Je n’entrerai pas cette nuit dans le détail de cette longue séance, je pense en effet qu’il faut toujours prendre un peu de recul avant d’analyser les choses.
Je me contente donc de vous annoncer la mauvaise nouvelle: Le maire et sa majorité (une nouvelle fois bien docile) ont voté l’augmentation des taux d’impôts. Aucune justification sérieuse n’a été donnée. Le maire et son adjoint aux finances n’ont opposé aucun argument cohérent aux amendements que nous avons déposé avec l’appui d’une pétition signée par 751 Saint-Michellois. Nous avons même perçu un certain mépris vis à vis des habitants qui ont posé des questions pourtant très concrètes.
Notre groupe veut rester dans une logique d’opposition constructive. S’il appartient à la majorité politique du Conseil municipal de décider, nous avons la faiblesse de penser qu’en démocratie (c’est notre conception de l’action politique) l’opposition n’a pas forcément toujours tort. Nous considérons même que sur des sujets importants, la majorité sans se renier, peut faire évoluer sa réflexion, peut même changer d’avis et reprendre à son compte des propositions de l’opposition. Visiblement le maire veut rester « droit dans ses bottes », campe sur ses certitudes et trouve « normal » d’avoir augmenté ses indemnités de 23% par rapport au précédent mandat, tout en demandant au Saint-Michellois de payer l’ardoise !
Vous trouverez ci-dessous un extrait de l’intervention que j’ai faite au nom du groupe « Saint-Michel-Gauche-Avenir«
Propositions pour aménager la ville
Avec mes amis de « Saint-Michel Gauche Avenir » nous considèrons que la politique ne doit pas rester la spécialité de quelques-uns, qui en ont fait quasiment une profession. Les Saint-Michellois ne sont pas une clientèle électorale dont on sollicite les suffrages tous les 6 ans. Ce sont des citoyens responsables acteurs de la vie locale. Pour qu’ils le soient pleinement, il est nécessaire d’informer complètement et clairement, d’associer le plus grand nombre à la réflexion en écoutant réellement tous les avis, puis seulement après, d’arrêter des décisions en se donnant les moyens de les appliquer.C’est pourquoi nous avons organisé le 21 janvier une réunion publique sur les questions d’aménagement de la ville.
La municipalité connait des difficultés pour maîtriser, décider et avancer sur les principaux dossiers d’aménagements restés en suspens lors du précédent mandat : secteur Gambetta, abords de la gare, rénovation urbaine du Bois des Roches… Parallèlement, elle se lance de manière quasi-confidentielle dans diverses opérations d’urbanisation : les Genêts, le bas de la rue de Montlhéry… Il y a pourtant matière à réflexion au moment où les chiffres du recensement confirment l’érosion lente de la population municipale (20 771 habitants en 1990, 20 375 en 1999, 20 258 en 2009)
Leçon d’histoire
Je publie ci-dessous une longue note de mon ami Alexis Corbière, premier Maire-Adjoint du 12e arrondissement de Paris et secrétaire national du Parti de Gauche.
Une leçon très pertinenente d’histoire pour l’actualité et l’action politique immédiate…
Pourquoi veulent-ils (encore) tuer Jaurès ?
« La campagne pour les prochaines élections européennes a bel et bien commencé. Le Front de gauche est en marche. Vendredi 20 mars, le premier meeting de Jean-Luc Mélenchon, tête de liste dans la région Sud-Ouest, s’est tenu à Carmaux, dans le Tarn, célèbre ville dont Jean Jaurès fut le député et le défenseur infatigable de tant de luttes ouvrières et sociales. La réunion fut un succès, une magnifique salle pleine et enthousiaste.
En riposte, la veille au soir, le Front national de Midi Pyrénées avait collé sur les murs une affiche proclamant : « Jaurès aurait voté Front national » et reprenait une citation du grand théoricien socialiste et républicain : « A celui qui n’a plus rien, la Patrie est son seul bien ! ». Un communiqué du parti fasciste accompagnait cette opération en dénonçant le « socialo-trotskyste Mélenchon » et affirmait que « la seule formation qui défend les valeurs de justice sociale et d’humanisme est le FN ».
Après la mobilisation du 19 mars …
La mobilisation a donc été énorme le 19 mars. L’unité d’action a une nouvelle fois permis l’expression forte de la colère populaire. Au-delà de la mobilisation de nombreux salariés des services publics que la droite ne cesse de démenteler, les travailleurs du privé, premières victimes de la crise, étaient là aussi en masse.
Le soir à la télévision on a eu droit à Fillon, (son patron Sarkozy étant retenu à Bruxelles). Il a campé sur ses positions, mais on ne peut même pas dire « droit dans ses bottes » tant il avait le teint gris et l’air accablé. « Il n’y aura pas de nouveau plan de relance » a-t-il affirmé. Même Juppé depuis Bordeaux a recommandé au gouvernement de ne pas mépriser le mouvement social. L’homme qui avait voulu passer en force en 1995, parle d’expérience !
Dans les jours précédents, nous avions eu droit à Madame Parisot, patronne du MEDEF. Elle avait qualifié la jouréne d’action de démagogique ! Selon elle il n’y a pas de solutions autre que de faire confiance aux entreprises. C’est vrai que quand on voit les hauts dirigeants de la Société générale s’octroyer une généreuse poignée de stock-options après n’avoir rien vu des errements d’un trader et après avoir été recapitalisés par l’Etat, on se dit que notre confiance serait bien mal placée. L’évaluation de la performance n’est pas la même en haut et en bas de l’échelle, si on compare avec cette caissière de super marché licenciée pour quelques centimes d’euros !
Dans ce contexte, la crise sociale peut lever des vents mauvais si aucune issue progressiste ne prend corps. Tout le reste ne compte guère à l’aune de cette responsabilité qui nous incombe. Les sondages sont là pour nous ramener aux dures contradictions. Le mouvement social y est majoritairement soutenu et la politique de Sarkozy est très majoritairement condamnée. Mais paradoxalement une assez forte majorité aussi ne croit pas que la gauche sociale-démocrate ferait mieux face à la crise et en cas d’élections présidentielles aujourd’hui, Sarkozy battrait de nouveau le candidat du PS. Tout l’enjeu de la situation est là résumé. Face à la crise, face à Sarkozy, pour répondre aux attentes sociales, une alternative politique vraiment à gauche est nécessaire et urgente.
Non à l’augmentation des impôts locaux
Téléchargez et signez la pétition
pétition-smga-impots-locaux.pdf
La modification du budget 2009 de la ville est encore possible. La hausse de la part communale des impôts locaux peut être évitée !
Le budget 2009 voté par la droite lors du Conseil municipal du 16 février 2009 se caractérise par deux mesures très néfastes.
- La hausse annoncée du taux des impôts locaux, avec la revalorisation des bases, va se traduire par une augmentation d’environ 10% de la part communale sur nos feuilles d’impôt.
Les Saint-Michellois devront aussi subir la hausse de la taxe sur les ordures ménagères, et des parts départementales et régionales, ces deux collectivités étant étranglées par les différents transferts de charges que leur impose l’État.
- La suppression de 5 postes aux services municipaux « ville propre » et bâtiment, est en totale contradiction avec la nécessité d’une ville plus propre et d’un meilleur entretien des bâtiments communaux.
Personne ne conteste le poids important des charges de personnel. Mais nous considérons que le service public doit être plutôt renforcé et mieux organisé, au lieu de faire appel à des prestataires privés.
Un autre choix est possible
Les élus du groupe « St-Michel-Gauche-Avenir », ont présenté un amendement qui permet de ne pas augmenter les impôts locaux et de maintenir les 5 postes pour les services ville-propre et bâtiment, sans remettre en cause les travaux nécessaires dans les écoles et les équipements sportifs, sur la voirie et les espaces publics ou pour reconstruire enfin la salle des Fêtes.
Cette proposition d’amendement préconisait deux orientations différentes:
TOTAL: le scandale !
Le 12 février dernier, la société Total annonçait un bénéfice record pour 2008 de 13,9 milliards d’euros, le plus important jamais dégagé par une entreprise française. Les actionnaires ont vu leurs déjà confortables dividendes augmenter de plus de 10 %. Le 10 mars, Total vient d’annoncer la suppression d’ici à 2013 de 555 postes en France dans les activités de raffinage et la pétrochimie.
Comment ne pas être indigné devant l’attitude de la direction de Total qui engrange des bénéfices records, distribue grassement des dividendes aux actionnaires et annonce ensuite des suppressions d’emplois.
C’est une décision scandaleuse qu’il faut dénoncer, emblématique de ce capitalisme rapace et prédateur, avide de toujours plus de profits et pour lequel les travailleurs ne sont qu’une simple variable d’ajustement.
Le cynisme de ces grands patrons de multinationales est décidément sans bornes. Non seulement ils empochent des aides et exonérations sociales de l’Etat, mais en retour ils estiment n’avoir aucune obligation d’intérêt général, que ce soit sur le plan social vis-à-vis des salariés ou sur le plan économique pour l’avenir du pays.
Au delà de la dénonciation de ce scandale, il est nécessaire de faire des propositions concrètes pour résister aux côtés des salariés. Dans son plan d’urgence, le Parti de Gauche formule en particulier trois mesures énergiques :
Tourner la page !
Après le journal Libération, le 12 février dernier, voici que Le Parisien de ce matin 9 mars revient sur les élections municipales de Saint-Michel. J’ai beau dire systématiquement aux journalistes que j’ai tourné la page sur ces élections douloureuses pour TOUTE la Gauche, il y a toujours ce besoin pour la presse (et sans doute pour d’autres) de jouer les « prolongations ».
Donc, une nouvelle fois, je suis obligé de faire un bref rappel des faits et de préciser dans quel état d’esprit j’assume sereinement mes engagements politiques et mon mandat au Conseil municipal au sein du groupe « Saint-Michel-Gauche-Avenir ».
1/ Le 20 mars 2008, avec mes co-listiers, nous avons immédiatement pris notre part de responsabilité dans ce désastre électoral qui a conduit à la victoire de la droite. Vous pouvez retrouver dans les archives de ce blog ce communiqué de fin de campagne ainsi que la plupart des arguments concernant nos désaccords avec plusieurs choix de l’ancienne municipalité : privatisation de la cuisine centrale, vente du patrimoine communal, dérive financière du projet Gambetta, implantation d’un Mc Do et promesses non tenues sur la relance du centre commercial, manque de transparence dans l’attribution des logements, échec du dossier de rénovation urbaine du Bois des Roches…
2/ le 27 mai 2008, quatre adhérents socialistes de l’Essonne habitant respectivement à Paris, Morsang, Ris Orangis et Mennecy ont pris l’initiative de saisr la commission fédérale des conflits du PS pour demander mon exclusion et celle des 12 autres militants du PS qui figuraient sur ma liste.
« Votre maire »
Le maire doit passer certainement une grande partie de son temps à soigner sa communication, tant le dernier numéro de Saint Michel ma Ville (mars 2009) est un modèle du genre. Il est clair que Bernard Zunino essaie de se « vendre » aux Saint-Michellois avec l’image d’un maire courtois, posé, actif, visionnaire, travailleur, apolitique et plein de bon sens… harcelé par une opposition de Gauche « politicienne », »démagogique », « conservatrice », « pointilleuse », « sectaire », « menteuse »… et j’en oublie certainement !
Étant privé du contenu de nombreux dossiers (absence de réponse lorsque l’on demande des informations, exclusion ou non invitation à des réunions) la vie municipale se réduit souvent pour nous, dans l’opposition, à attendre les parutions de « Saint-Michel-ma Ville ». Mais il y a un vrai décalage entre tout ce qu’on vous raconte dans le journal de propagande du maire (payé par tous les contribuables) et la réalité du traitement et du contenu des dossiers lors des réunions des commissions ou du conseil municipal !
Prenons trois exemples :
- Dans le dernier journal municipal (page 4) le maire met en avant deux délibérations du Conseil municipal du 16 février réduisant ses frais de représentation et supprimant un poste à son cabinet. Bien évidement, il est mentionné que le méchant groupe « Saint-Michel-Gauche-Avenir » n’a pas souhaité prendre part à ces deux votes. En fait, le maire oublie de préciser que ces deux délibérations ne visaient qu’à annuler une partie de l’augmentation de ses frais de représentation qu’il avait fait voté en septembre et la création d’un nouveau poste à son cabinet qu’il avait fait voter en juin dernier. Comme il n’y a donc aucune économie sur le budget, nous avons refusé de participer à cette petite manipulation. J’avais d’ailleurs dit le 16 février être persuadé que celle-ci figurerait en bonne place dans le prochain journal… C’est fait !
Guadeloupe: leçons d’une victoire
Après 44 jours de grève générale en Guadeloupe, un accord répondant aux principales revendications a été signé permettant la reprise de l’activité.
C’est une victoire des exigences de reconnaissance, de justice, d’égalité, face à des pratiques du patronat local qui s’apparentent toujours à l’exploitation coloniale.
C’est une victoire de la ténacité et de la solidarité face à la stratégie de pourrissement et de répression tentée par Sarkozy et Fillon qui craignent la contagion revendicative en métropole.
C’est une leçon d’action syndicale et sociale qu’ont donné les travailleurs guadeloupéens et leurs organisations regroupées dans le collectif LKP.
Ils ont su réaliser l’unité de toutes les organisations syndicales et sociales autour d’une plateforme revendicative ambitieuse abordant -- au-delà des salaires et du pouvoir d’achat -- tous les aspects de la vie quotidienne.
Ils se sont ainsi donné les moyens d’une large mobilisation et d’un rapport de force conséquent nécessaires pour obtenir satisfaction face à un patronat avide de profit et un pouvoir politique complice.
Ils ont poussé jusqu’au bout les négociations avec le souci d’éviter les manœuvres de diversion et d’intimidation, comme cette pitoyable tentative du préfet appelant à la reprise du travail alors que l’accord n’était pas encore finalisé.
Front de Gauche
Dimanche 8 mars à 14h30
meeting au Zénith, avec notamment
Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon
Chaque jour de nouveaux plans sociaux sont annoncés. Le chômage connaît une hausse record. Le pseudo «plan de relance» de Nicolas Sarkozy est un échec complet. Le 29 janvier dernier, la journée de grève et de manifestation interprofessionnelle a rassemblé plusieurs millions de personnes, le mouvement de protestation se poursuit dans les départements et territoires d’outre mer, d’autres mobilisations se préparent, notamment le 19 mars. Et pourtant, Sarkozy ne veut rien changer à sa politique.
Dans ce contexte, les élections européennes du 7 juin 2009 représentent une étape dans la résistance à la politique de Sarkozy et pour construire une Europe sociale, démocratique et pacifiste.
L’enjeu est clair. Soit rien ne change en Europe avec la poursuite des politiques libérales et c’est l’enfoncement dans la crise du système capitaliste. Soit nous nous rassemblons sur des orientations résolument à gauche pour changer d’Europe.



