Un projet de société
J’ai déjà expliqué ici les principales raisons pour lesquelles j’ai décidé de quitter le PS et de rejoindre le Parti de Gauche. A la lumière des nombreuses interpellations, échanges et conversations, je souhaite ici préciser la vision de la société que nous voulons et telle que nous l’avons explicitée lors du congrès constituant du Parti de Gauche.
Nous voulons l’émancipation globale de la personne humaine. Le capitalisme nous entraîne dans des bouleversements économiques, sociaux, politiques et écologiques dangereux pour l’avenir de l’humanité.
En détruisant l’écosystème c’est l’humanité elle-même qu’il menace. En recherchant toujours plus de profit pour quelques-uns, il entraîne l’appauvrissement et le creusement des inégalités. En affaiblissant les moyens publics d’intervention économique, de solidarité et de redistribution, il veut substituer le client au citoyen, le contrat à la loi, la différenciation des droits au principe d’égalité et aux exigences de l’intérêt général. Pour atteindre l’objectif d’émancipation que nous visons, nous ne pouvons ni accepter ce système, ni nous contenter de l’amender et de l’humaniser ; nous devons le dépasser et proposer un autre développement qui fixe de nouvelles limites à la sphère marchande, ouvre de nouvelles perspectives à la sphère publique, propose de nouvelles formes de propriété de l’entreprise plus démocratiques, transparentes et plus relocalisées.
Mobilisation pour le 19 mars
La forte mobilisation du 29 janvier a conduit le président de la République à annoncer à l’occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux, le 18 février, une légère inflexion sociale à son plan de relance. En réponse à une partie des revendications avancées par les organisations syndicales, des mesures sont annoncées, des processus de concertation sont proposés sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, un fonds d’investissement social est programmé.
Les organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale. Par ailleurs, le Président a refusé catégoriquement d’augmenter le Smic, de modifier sa politique d’emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la déficalisation des heures supplémentaires… A cela s’ajoute l’attitude dogmatique du patronat et son refus d’assumer ses responsabilités.
La crise nécessite des réponses d’une toute autre portée. Les effets de la crise économique et financière s’accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés. La recrudescence des suppressions d’emploi, d’utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d’achat qui se dégrade.
Touchez pas aux profits !
J’enrage d’entendre les commentaires convenus sur les grands médias à propos de la crise sociale qui s’étend. La pensée unique est bien là. La patronne des patrons ne veut rien lâcher et pas un journaliste pour l’interpeller sérieusement…
Heureusement, on trouve encore en cherchant bien sur internet des analyses un peu différentes. Je vous mets ci-dessous un article de Martine Bulard publié sur le site du Monde Diplomatique
« Partage de la valeur ajoutée
Devant l’évidence de la crise -- et plus encore celle de la montée du mécontentement -, M. Nicolas Sarkozy a dû reconnaître que le pouvoir d’achat n’était pas une question accessoire. D’où la suppression des deuxième et troisième tiers provisionnel pour les familles ayant un revenu déclaré inférieur à 11 673 euros par an, le relèvement de l’indemnisation du chômage partiel, et la prime (500 euros) pour les chômeurs n’ayant travaillé que deux à quatre mois au cours de la dernière année -- un coup de pouce toujours bon à prendre, mais très en dessous des besoins.
Une fois touchés les 500 euros, les jeunes précaires qui n’ont pas droit au RMI se retrouvent toujours aussi démunis. Pour les 2,1 millions de contribuables qui ne paieront pas d’impôts sur le revenu d’ici la fin de l’année, cela représente un gain compris entre 20 euros pour un célibataire et 260 pour une famille de cinq personnes : ce n’est pas négligeable, mais pas vraiment de quoi faire des folies.
Soutien aux facteurs de St Michel
Depuis mardi 17 février, les factrices et facteurs de Saint Michel sont en grève (ce vendredi, il étaient 15 sur 18 en arrêt de travail). Ils sont soutenus par les syndicats FO, SUD, CFTC, CGT. Je les ai rencontré à plusieurs reprises tout au long de la semaine et je leur ai transmis le soutien de « Saint-Michel-Gauche-Avenir » et des structures locales du PS, des Verts et du Parti de Gauche.
La direction de la Poste a décidé de mettre en place une nouvelle organisation du travail qui va se traduire par la suppression de deux emplois (sur les 18 existant)… alors que la charge de travail va rester la même. C’est la qualité du service public qui va donc se dégrader et les conditions de travail des agents qui vont se détériorer. Dans la perspective d’une privatisation de la Poste, que Nicolas Sarkozy n’a fait que reporter vu l’ampleur actuelle des mouvements sociaux, ce sont plus de 60 emplois de facteurs qui vont ainsi être supprimés en 2009 en Essonne.
Je souhaite donc que les Saint-Michellois se mobilisent massivement pour soutenir nos factrices et nos facteurs qui demandent simplement l’ouverture d’une réelle négociation sur leurs conditions de travail et la qualité du service public de la Poste.
Si vous passez du côté de Gambetta, n’hésitez pas à aller les soutenir en signant la pétition qu’ils mettent à votre disposition pour ces revendications simples et bien légitimes.
Baratin et peau de chagrin
En discutant ce matin avec les facteurs en grève au centre de tri de Saint-Michel, je leur disais malheureusement ne pas attendre grand chose de ce que la presse présentait comme une journée importante. Sans beaucoup d’illusion, j’ai donc regardé ce soir à la télévision l’intervention du Président de la République à la suite de la réunion qu’il avait convoqué cet après-midi entre les représentants des patrons et les organisations syndicales.
Alors que la crise économique et sociale s’amplifie, les mesures présentées par Nicolas Sarkozy s’amenuisent de semaine en semaine: Après 360 milliards pour les banques puis 27 milliards pour l’économie et les entreprises, il ne reste qu’une peau de chagrin de 2,6 milliards d’euros, selon les chiffres de l’Elysée, pour les travailleurs.
Ces aides sont minimalistes alors que la crise est d’une ampleur sans précédent. Leur montant de 2,6 milliards doit être comparé aux 15 milliards du paquet fiscal distribués aux plus riches dès son élection !
Ces aides sont ponctuelles et provisoires alors que la crise est structurelle. Elles sont superficielles, alors que c’est le cœur du système capitaliste qui est en crise.
Pas de débat sur les impôts !!!
Le conseil municipal du 16 février comportait comme point principal le budget 2009 de la ville. Je pars de cette séance frustré, tant la droite est arrogante, esquive les questions et refuse le débat. Notre groupe « Saint-Michel-Gauche-Avenir » ne s’oppose pas pour le plaisir de s’opposer. Nous avons pris la débat budgétaire au sérieux et c’est pourquoi nous avions préparé un amendement visant à ne pas augmenter les impôts et à maintenir les postes existants aux service municipaux « ville propre » et bâtiment. Le maire n’a même pas essayé de contrecarrer notre amendement ou d’expliquer pourquoi il maintenait ses choix.
Notre amendement, sans aucun débat, a donc été rejeté par la droite et celle-ci a pu voter « son » budget dont les Saint-Michelllois vont payer l’ardoise avec leur feuille d’impôt.
J’aurai l’occasion dans les jours prochains de revenir sur l’ensemble des dossiers présentés lors de ce Conseil municipal. En attendant, vous trouverez ci-dessous la déclaration que j’avais faite au nom de mon groupe sur ce budget 2009 et l’amendement que nous avons proposé. Chacun pourra juger !
Mobilisation sociale (suite)
Depuis plus de trois semaines, les travailleurs de Guadeloupe sont en grève générale unitaire et illimitée. Depuis, la grève générale s’étend à la Martinique, à la Guyane et à la Réunion. Ils se battent contre la vie chère, les bas salaires, les licenciements et le chômage, pour leur dignité.Leur combat est aussi le nôtre, il est exemplaire.
Après le succès des grandes mobilisations sociales du 29 janvier et avant celle du 19 mars, nous devons apporter toute notre solidarité aux Guadeloupéens, Martiniquais ; Guyanais et Réunionnais qui proclament avec la même force que ce n’est pas au peuple de payer la crise !
Le combat des salariés de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de la Réunion est le nôtre.
Tous ensemble, solidarité !
Rassemblement lundi 16 février 2009, à 18h, place de Clichy à Paris
Appel signé par : Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des Communistes Unitaires, Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), La Fédération, Les Alternatifs, Lutte Ouvrière (LO), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG)
Mobilisation sociale
Communiqué commun des syndicats : Nouvelle journée d’action interprofessionnelle le 19 mars 2009 !
CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA
L’intervention télévisée du Président de la République a été marquée par la force de la mobilisation du 29 janvier. Cependant les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les réponses apportées jusqu’à présent restent loin des attentes et des exigences portées par la mobilisation du 29 janvier et leur déclaration intersyndicale du 5 janvier.
L’annonce d’une réunion des partenaires sociaux le 18 février avec la formulation d’un certain nombre de pistes constitue un élément important. Mais malgré un changement de ton le Président de la république maintient pour l’essentiel ses orientations en matière de politique économique et sociale.
Les organisations syndicales attendent de la réunion du 18 février que le gouvernement apporte des réponses concrètes et engage les discussions nécessaires à l’ensemble des revendications de la déclaration intersyndicale. Elles attendent également que le patronat prenne ses responsabilités.
C’est pourquoi les organisations syndicales estiment indispensable de maintenir la pression dans l’unité d’action. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels et les entreprises et à prendre toutes les initiatives pour construire les mobilisations nécessaires.
Elles décident d’une nouvelle journée d’action interprofessionnelle le 19 mars. Elles se retrouveront le 23 février pour évaluer les résultats de la réunion du 18 février et préciser le sens, le contenu et les modalités de cette journée sur la base de leur déclaration intersyndicale du 5 janvier :
- Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique.
- Améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités dans les politiques salariales.
- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.
- Préserver et améliorer les garanties collectives.
- Réglementer la sphère financière internationale.
Paris, le 9 février 2009
NON au changement de logo !
La couverture du dernier numéro de « Saint-Michel ma Ville » distribué ce week-end est consternante.
Cher(e)s Saint-Michellois(es), alors que la droite va prochainement voter au Conseil municipal une augmentation des taux des impôts locaux qui se traduira par une hausse d’environ 10% sur votre avis d’imposition, que le Président Sarkozy étrangle encore davantage les communes avec son projet de suppression de la taxe professionnelle et se garde bien de répondre aux demandes d’augmentation des salaires et des pensions, le maire semble avoir pour principale préoccupation de changer le logo de la ville !!!
Moi, j’aime bien le logo actuel qui résume parfaitement l’identité et la diversité de l’habitat de notre ville et qui semble tout à fait consensuel auprès de la population.
Changer de logo a d’abord un coût: Frais du personnel chargé d’élaborer les projets, campagne de communication pour le choix du nouveau logo, modification de tous les supports qui comportaient l’ancien logo (papier en-tête, enveloppes, signalétique sur les bâtiments et les véhicules…)
Ensuite, il faut bien reconnaître que les trois projets proposés ne sont véritablement pas enthousiasmants… pour ne pas dire plus !!!
Sarkozy et nos impôts locaux
Jeudi soir, je n’ai pas pu suivre l’émission télévisée du Président Sarkozy, car j’avais au même moment la commission municipale des finances portant principalement sur le budget de notre commune qui sera voté le 16 février prochain. J’ai lu depuis les principales déclarations du Chef de l’État, notamment sur la taxe professionnelle, qui nous ramène à des choses très concrètes sur l’évolution des impôts locaux.
Comme je vous l’ai déjà dit, la droite locale envisage une forte augmenation des impôts locaux (taxe d’habitation et taxe foncière sur le bâti) qui se traduira certainement sur notre feuille d’impôt 2009 par une hausse d’environ 10%.
De son côté, Sarkozy a claironné vouloir supprimer la taxe professionnelle, alors qu’il était sensé répondre aux interrogations légitimes selon lui des Français. Je reste surpris par cette annonce. Je n’ai pas vu dans les manifestations du 29 janvier, des banderoles, des pancartes, ni entendu des slogans pour demander la suppression de la taxe professionnelle. Cette décision annoncée ne répond donc en rien aux vraies inquiétudes des français en matière d’emploi et de pouvoir d’achat.
Je crains, bien au contraire, que la suppression de la taxe professionnelle grève encore davantage les budgets des familles car elle entraînera mécaniquement une hausse très importante des autres impôts locaux pour compenser ce que les collectivités locales vont perdre.



