Compte de campagne des cantonales
Un petit retour aujourd’hui sur les élections cantonales de mars dernier, pour lesquelles j’étais le candidat présenté par le Parti socialiste, avec mon amie Marie-Elisabeth Barde, comme suppléante.
La commission nationale de contrôle des comptes de campagne vient de me notifier, par courrier en date du 22 octobre, sa décision d’approuver mon compte de campagne.
Grâce à la législation mise en place par la Gauche au début des années 90, toutes les élections sont désormais soumises à des règles strictes en matière de financement des campagnes électorales. Le code électoral fixe un plafond de dépenses autorisées pour chaque candidat aux élections cantonales selon le nombre d’habitants dans les cantons. Pour Saint Michel, ce plafond était de 14 689 € pour ma participation au 1er tour. Pour le second tour, je vous rappelle qu’après avoir obtenu plus de 28% des voix, je me suis retiré et désisté, sans condition, en faveur de Jean-Loup Englander, afin de conserver le canton de Saint-Michel à Gauche.
Conformément à la loi, j’avais désigné un mandataire financier (mon ami Jean-Luc Fargin, que je remercie ici pour le travail accompli), seul habilité à percevoir les recettes et à payer l’ensemble des dépenses relatives à la campagne. Les comptes de campagne doivent en effet intégrer la totalité des dépenses réellement engagées par les candidats dans la perspective de l’élection. La loi prévoit également qu’aucun moyen humain, financier et logistique institutionnel (de la commune ou du Conseil général) ne peut être mis à la disposition d’un candidat, sauf la mise à disposition de salles pour les réunions publiques.
Mon compte de campagne, après avoir été certifié par un expert comptable agréé (Cabinet Sofideec), a été déposé le 7 mai 2008 auprès de la commission nationale de contrôle des comptes de campagne. Dans sa séance du 20 octobre 2008, la commission a approuvé les comptes présentés, qui s’équilibrent à 8 999 € en recettes et en dépenses, et a arrêté à la somme de 7 130 € le montant du remboursement que va me verser l’Etat. Une part forfaitisée du matériel officiel (professions de foi, bulletins de vote et affiches pour les panneaux officiels) est directement payée par l’État à l’imprimeur et n’a pas été comptabilisée dans le compte de campagne (780,19 €).
Comme je m’y étais engagé, et comme nous l’avons déjà fait suite à l’approbation de notre compte de campagne pour les élections municipales, je vous présente donc ci-dessous, le détail des dépenses et des recettes pour cette campagne électorale des cantonales.
Reprise
Rassurez-vous, je n’ai pas abandonné ce blog. Simplement, une petite intervention chirurgicale programmée le 13 octobre m’a conduit à prendre un peu plus de repos que je ne l’avais prévu initialement. Tout rentre progressivement dans l’ordre… et merci à tous ceux qui m’ont adressé des messages de sympathie.
Sur le plan local, cette courte interruption ne m’a pas fait manqué grand chose dans l’activité municipale: Un bref Conseil municipal avec trois délibérations le 13 octobre et divers reports de réunions attestent une nouvelle fois des difficultés de la municipalité de droite à appréhender les dossiers et surtout à agir pour remettre notre ville en mouvement… L’essentiel est développé dans la dernière livraison de la lettre d’information de notre groupe d’élus que vous pouvez télé-charger ici, si vous n’êtes pas (encore) destinataire.
infoflash015.pdf
Sur le plan national et international, l’actualité reste dominée par la crise profonde du capitalisme financier et toutes les conséquences à venir sur l’économie réelle, c’est à dire sur la situation sociale du plus grand nombre. J’enrage de voir que les gouvernements en quelques jours peuvent dégager des milliards d’euro pour renflouer les pertes inconsidérées des banquiers et des actionnaires, alors qu’ils sont incapables de mobiliser des sommes beaucoup moins importantes pour lutter efficacement contre le sida, couvrir la pénurie alimentaire qui frappe aux quatre coins de la planète, ou tout simplement chez nous assurer l’équilibre des comptes sociaux pour garantir des retraites décentes et assurer les remboursements de nos dépenses de santé !
Dans ce contexte, je milite pour que le Parti socialiste offre une vraie perspective de rassemblement efficace à toute la Gauche avec un changement d’orientation et un réel renouvellement de ses dirigeants autour de Benoit Hamon.
« St Michel ma Ville »- oct.08
Comme chaque mois, je vous livre quelques commentaires sur le contenu du journal municipal du mois d’octobre « Saint-Michel-ma-Ville » qui est en cours de distribution.
Même si Bernard Zunino le déplorait lors du précédent mandat, ce journal, payé par tous les contribuables, demeure bien un »outil de propagande au service du maire ». Je vous invite donc à vous munir du journal et à tourner les pages avec moi, pour faire un tri objectif (et non exhaustif) sur cette masse d’informations … sur ce qui est traité approximativement ou sur ce qui n’est pas évoqué !
En couverture: Le Point Information Jeunesse (PIJ)
Fallait effectivement y penser ! Le Bureau Information Jeunesse (BIJ), rue Berlioz, a été fermé fin avril, sans beaucoup d’explications cohérentes. Et maintenant un PIJ s’installe au centre social. BIJ -- PIJ ?? Cherchez la différence en page 4…
Page 2: Bonne initiative sur la sécurité routière.
Page 3:L’éditorial de monsieur le maire, tout un programme!
A notez le changement de la photo. La précédente, avec un look un peu trop décontracté, avait été critiquée au sein d’une partie de la « garde rapprochée » du maire. Donc, on en revient à un style plus classique avec la cravate, une brochure entre les mains qu’il ne regarde même pas , avec en fond, une bibliothèque… Je rêve, ça me rappelle le portrait officiel du Président Mitterrand !!!
Les Maladies Orphelines
Je vous invite aujourd’hui à prendre connaissance du message ci-dessous de la Fédération des Maladies Orphelines et à signer massivement la pétition lancée pour que l’Etat n’abandonne pas, à la fin de cette année, le plan mis en place il y a seulement trois ans.
« Le compte à rebours avant la fin programmée du Plan Maladies Rares en décembre 2008 s’achève bientôt. Alertant sur le drame que constituerait un désengagement de l’Etat, la FMO a lancé, dès janvier 2008, une campagne de mobilisation pour attirer l’attention sur les dangers de cet abandon.
Le Plan Maladies Rares (2005-2008), première politique de santé transversale consacrée aux personnes atteintes de maladies orphelines, a suscité de nombreux espoirs auprès des malades. A l’heure du bilan, cette politique ambitieuse a de belles réalisations à son acquis mais suscite encore de nombreuses attentes et des questionnements.
Premier constat partagé par tous les acteurs : les objectifs n’ont pas été pleinement atteints et les avancées, bien que réelles, n’ont pas permis de combler tous les retards, ni de satisfaire toutes les attentes, notamment :
la permanence de l’errance diagnostique des patients ;
le déficit de formation des médecins sur les maladies orphelines ;
le déficit d’information sur les dispositifs mis en place dans le cadre du Plan ;
le manque de coordination avec le dispositif de la Loi 2005 sur le handicap ;
le manque de coordination avec l’éducation nationale, etc.
Prévisible, cette situation appelait naturellement une poursuite des travaux, de la mobilisation des différents acteurs, comme de l’effort financier.
Crise financière et congrès du PS
Comme je vous l’ai indiqué dans ma note du 26 septembre, je milite dans le congrès du PS pour la motion « un monde d’avance, reconstruire l’espoir à Gauche ! » dont le premier signataire est mon ami Benoit Hamon. Et aussi bizarre que celà puis apparaître à certains, la crise financière qui secoue notre planète est au coeur des débats du congrès du PS, même si les principaux médias font semblant de réduire ceux-ci à une bataille sans contenu entre Royal, Delanoé et Aubry.
La crise du capitalisme n’est pas une crise morale. La cause de la crise n’est pas dans la voracité des « traders » mais dans le système qui a non seulement permis mais encouragé leur activité. Ces gens n’ont pas agit contre la loi mais avec elle. D’ailleurs les lois ont été modifiéespour leur convenir et faciliter leur travail. Tous les compartiments de l’activité économique sans exception ont été mis au diapason notamment grâce à l’Union Européenne. C’est ce qu’on appelle «la réforme» ou «la modernisation» depuis des années.
La financiarisation du capitalisme n’est donc pas un accident du capitalisme, mais c’est l’état naturel de son nouvel âge depuis bientôt vingt ans. Déréglementation, dérégulation, flexibilité sont les maitres mots des politiques de droite et des sociaux libéraux pendant toute cette période. Les principaux dirigeants du monde, Sarkozy en tête, ne proposent pas de l’arrêter un instant. Au contraire, appuyés par les milieux patronaux et financiers on nous dit que la crise ne doit pas ralentir la «réforme» mais au contraire l’approfondir. Bref, on veut donner l’impression que tout va changer pour que tout dure comme avant. Vieille tactique des puissants lorsque leurs turpitudes sont devenues trop visibles…
Finances communales en danger
Comme je l’ai déjà évoqué, le maire de Saint Michel ne manque pas une occasion pour critiquer la gestion financière « désastreuses » de son prédécesseur. A chaque commission d’appel d’offre (sauf lors de l’attribution des marchés pour les travaux et le matériel dans les offices des écoles suite à la privatisation de la cuisine centrale ) il tente de rogner ici ou là quelques milliers d’euros… c’est toujours bon à prendre ! Mais ces « petites économies » sont totalement mesquines et cette façon de procéder a un côté totalement pathétique compte-tenu des autres largesses que j’ai déjà évoqué ici: + 23% pour les indemnités du maire et des adjoints, + 100% pour les crédits de frais de représentation du maire, de 93 à 341 % d’augmentation pour le régime indemnitaire des 5 plus hauts cadres municipaux !!!
En même temps, comme la privatisation de la cuisine centrale coûtera sur la fin de cette année 98 000 € supplémentaire en frais de fonctionnement, la droite a du faire voter une augmentation de 3% des tarifs de la restauration scolaire !
Bref, après 6 mois de gestion, il n’y a aucune inflexion sérieuse pour remettre dans le bon sens le budget de la ville, afin de se donner les moyens d’une redynamisation de l’action municipale au service des habitants.



