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Conseil général: Débat d’orientation budgétaireLa séance publique de l’Assemblée départementale du 22 novembre a donné lieu au traditionnel débat d’orientation budgétaire, exercice préparatoire sérieux (à la différence des pratiques obscures mise en place par la droite à St Michel) au vote du budget qui aura lieu cette année lors de la séance publique du 13 décembre prochain.
Face au contexte économique actuel et aux réformes menées par le gouvernement, la situation financière des collectivités locales se retrouve fragilisée.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si une soixantaine de départements, gauche et droite confondues, ont entrepris des recours contre l’Etat concernant les transferts de compétences non compensés financièrement par celui-ci. Rien qu’en Essonne, cette non-compensation s’élève à 30 millions d’euros par an. En additionnant le manque à gagner depuis 2004, le montant global des transferts de compétences non compensés financièrement par l’Etat atteint la somme impressionnante de 226 millions d’euros.
De plus, la réforme fiscale mise en place par l’actuel gouvernement renforce l’incertitude financière des départements, sans parler de la remise en cause partielle de leur autonomie de gestion. Avant la réforme, près de 50% des recettes étaient liées à l’impôt local (taxes sur le foncier, taxe d’habitation et taxe professionnelle). Désormais, le département dispose d’un panier fiscal disparate (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, dotation de compensation, part supplémentaire de taxes sur les conventions d’assurances…) et les dotations de l’Etat. Résultat, le département est dépendant très majoritairement des montants que l’Etat lui attribue pour gérer son budget. Or, ces montants ne sont pas dynamiques (ils ne suivent pas l’inflation) et souvent incertains. Pire, l’Etat vient d’annoncer le gel en valeur de ses dotations pour les trois ans à venir…
Répondre à la crise écologique et climatique !À Cancun, du 29 novembre au 10 décembre, l’ONU va tenter de donner un nouveau souffle aux négociations sur le changement climatique, après l’échec cuisant du sommet de Copenhague, dont « l’accord » final, au contenu très limité, n’avait été signé que par 138 pays. Un échec sur le plan des négociations, mais un succès du point de vue des mobilisations : un mouvement international pour la justice climatique et environnementale est né à Copenhague, autour d’un contre-forum et d’une manifestation qui a réuni 50 000 personnes .
Suite à la réussite de ce mouvement, l’appel bolivien pour un sommet des peuples qui a rassemblé plus de 30 000 participants venus du monde entier à Cochabamba en avril 2010, a abouti à un texte qui formule les exigences indispensables à un accord international sur le climat juste, ambitieux et véritablement contraignant. Cette initiative porte des alternatives crédibles au sein du débat onusien, dans la mesure où les propositions de Cochabamba font désormais partie de la négociation et ce, au même niveau que les conclusions de Copenhague.
Le Parti de Gauche, aux côtés de ce mouvement maintient ses revendications pour un accord :
- qui soit contraignant;
- qui reconnaisse la dette climatique des pays du Nord vis-à-vis des pays du Sud;
- qui soit à la hauteur des enjeux : limiter le réchauffement en dessous des 2°C;
- qui s’appuie notamment sur les principes de responsabilités communes mais différenciées;
- qui ne soit pas le paravent d’un capitalisme vert avec son lot de fausses solutions (bio carburants, charbon « propre », nucléaire etc.) et de nouveaux moyens d’asservir les peuples (marché carbone, privatisation des forêts, ingérence etc.).